LA SINFONIA ET LES DEUX VIRTUOSES, ou quand la valeur n’attend pas le nombre des années…
LA SINFONIA ET LES DEUX VIRTUOSES, ou quand la valeur n’attend pas le nombre des années…

Publié par Daniel Raymond le Lun. 17 juillet 2017 à 16h00 - Contenu original
Musique, Amphithéâtre Fernand-Lindsay, Emily Oulousian, Festival, Festival de Lanaudière, La Sinfonia de Lanaudière, Stéphane Laforest, Zhan Hong Xiao

Crédit photos: Page Facebook du Festival de Lanaudière

Samedi 15 juillet, par une douce et confortable soirée estivale, l’orchestre la Sinfonia de Lanaudière nous conviait à l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay de Joliette pour nous proposer un enivrant cocktail musical, rehaussé de mémorables prestations offertes par deux jeunes virtuoses dignes de ce nom.


Dans le cadre du Festival de Lanaudière, la Sinfonia et son chef Stéphane Laforest ont reçu et accompagné les pianistes Emily Oulousian, 17 ans et gagnante de l’émission Virtuose 2016, ainsi que Zhan Hong Xiao, 18 ans et gagnant de l’émission Virtuose 2017; en plus de nous régaler d’œuvres mémorables pour orchestre seulement.

La Sinfonia a d’abord amorcé la soirée en interprétant la courte ouverture de Rouslan et Ludmila de Mikhaïl Ivanovitch Glinka. L’affable et volubile maestro a présenté l’œuvre en des termes qui se sont avérés être tout à fait appropriés : « musique éclatante et même flamboyante ». À peine cinq minutes de ravissement qui se sont écoulées beaucoup trop rapidement, mais que vous pourriez éprouver à votre tour en revisitant l’œuvre ici :






Ensuite, Emily Oulousian a fait son entrée sur scène pour venir interpréter le « Concerto pour piano en la mineur, op. 16 » en trois mouvements d’Edvard Grieg. Solidement soutenue et accompagnée par la Sinfonia, elle nous a offert une très impressionnante performance de 30 minutes, de mémoire, sans recourir à la partition musicale. Il s’agit là d’une œuvre captivante, tantôt lente et même langoureuse, et tantôt agitée, endiablée, mais toujours lumineuse. La jeune virtuose s’est mérité une ovation debout, aussi spontanée et chaleureuse que généreuse.



Crédit photo: Nicolas St-Germain



Pour terminer la première partie, la Sinfonia a interprété l’entrainante et renommée « Danse slave Op. 46 n°8 » d’Antonín Leopold Dvořák avec tout le panache dont elle est capable. Vous pouvez d’ailleurs l’entendre interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Berlin, dans la vidéo ci-dessous.






L’orchestre a attaqué le début de la deuxième partie avec une série de cinq « Danses polovtsiennes » du Prince Igor d’Alexandre Borodine. Bien que le titre semble annoncer une musique ardue, voire rébarbative, il n’en est strictement rien. Elle est tout simplement enlevante et parfaitement susceptible de vous causer des vers d’oreille . Vous pouvez vous en assurer en écoutant le rendu de l’Orchestre Philharmonique de Berlin ci-dessous.






Et puis, la Sinfonia a majestueusement joué la plus connue des danses hongroises de Johannes Brahms, c’est-à-dire la « Danse hongroise no 5 en sol mineur », un inoubliable chef-d’œuvre qui me trotte encore dans la tête. Si le cœur vous en dit, vous pouvez revisiter ce joyau musical, tel qu’interprété par l'Orchestre Philharmonique de Radio France, ici:






Cette envoûtante soirée s’est terminée par la magistrale prestation du jeune Zhan Hong Xiao qui a joué, par cœur, les quatre mouvements du « Concerto pour piano no 1 en mi bémol majeur » de Franz Liszt.



Crédit photo: site internet d’ici.radio-canada.ca



Pendant cette pièce pour piano et orchestre, d’une durée de quelques 18 minutes, nous avons purement et simplement été gratifiés d’une hallucinante démonstration de virtuosité, saluée comme il se doit par une enthousiaste ovation debout.

Les écrans géants placés de part et d’autre de la scène ont permis à tous les spectateurs de bien suivre les jeux de mains des deux talentueux invités, tout en appréciant les fréquentes images des différents membres de l’orchestre captées par une caméra maniée de main de maître durant tout le concert.

La prestation de l’orchestre a été impeccable et celle des deux solistes virtuoses a été époustouflante. Ces deux jeunes sont très certainement voués à un très brillant avenir à la mesure de leur immense talent.

En conclusion de cette mémorable soirée, tout ce beau et bon monde a finalement été récompensé de nos applaudissements aussi sincères que copieusement nourris.

Je termine en souhaitant longue vie et très fructueuse continuation au Festival de Lanaudière, maintenant sous la gouverne de Gregory Charles, son nouveau directeur artistique.



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