Poésie du quotidien: la pluie
Poésie du quotidien: la pluie

Publié par Charles Moquin le Jeu. 10 août 2017 à 14h00 - Contenu original
Littérature, Poésie du quotidien


La pluie me réjouit, car elle diminue les possibilités d’activités et cela me donne un congé de vie, comme une tempête de neige, lorsque j’étais enfant. La pluie me garde la tête dans les nuages . Elle me donne congé de la terre et surtout du soleil, qui m’épie sans arrêt et met en lumière, que la vie est le champ de tous les possibles . En fait, le soleil crée le désir et la pluie le répit . Le soleil me confine aux feux de la rampe et à l’obligation de me donner en représentation. À l’inverse la pluie permet de me couvrir, rêver et mieux dormir. En plus, j’adore les manteaux de pluie. Ils dissimulent sans efforts, toutes les imperfections de certaines parties du corps. À l’opposé, le soleil en souligne les hasards génétiques. Sous la pluie, règne davantage l’humilité et l’homogénéité . On dirait que le parapluie raidit les extravertis . Un jour, peut-être, la pluie arrosera l’humanité, de façon à ce qu’elle pousse équitablement sur tous les continents et ainsi donne la chance à ses habitants, de se transformer en nuvite, en retirant leurs manteaux de pluie et en courant célébrer dans un gigantesque bain de minuit.