Jeunesse | Quand l’Orchestre Symphonique de Montréal et les contes s’unissent
Jeunesse | Quand l’Orchestre Symphonique de Montréal et les contes s’unissent

Publié par Sabrina Asselin-Latulippe le Jeu. 5 octobre 2017 à 19h00 - Contenu original
Musique, Activités familiales, Chasse-galerie, Conte, Dominique Demers, Jeunesse, Littérature, Musique classique, Orchestre symphonique de Montréal, Patrice Bélanger, Vieux Thomas et la petite fée

Crédit photos: Site officiel de Dominique et Compagnie

Le 1er octobre dernier, j’ai décidé de célébrer en grand la dernière des Journées de la Culture. J'ai en effet pris place dans la mythique Maison symphonique de la métropole, pour assister à mon premier spectacle de l’Orchestre Symphonique de Montréal (OSM) : La chasse-galerie & autres contes fantastiques. Pour l’occasion, deux récits, soit Vieux Thomas et la petite fée de Dominique Demers, et la légende de la Chasse-galerie, ont été interprétés. Cet événement, d’une durée d’environ une heure, faisait partie de la « série jeux d’enfants », présentés à l’OSM, et s’adressait à toute la famille.


Pour donner le coup d’envoi au spectacle, la délicate Dominique Demers a foulé les planches pour narrer à un public réceptif la magnifique histoire de Vieux Thomas et la petite fée, un album jeunesse destiné aux enfants de plus de quatre ans, dans lequel les thèmes de la vieillesse, la mort, la tendresse et l’amitié sont abordés. Ce récit met en scène Thomas, un vieil homme fripé et ronchon qui en veut à la vie, dont l’attitude est bouleversée par l’arrivée d’une petite fille qu’il trouve sur la plage. Bien qu’ils ne se connaissent pas et qu’une grande différence d’âge les sépare, ils prennent soin l’un de l’autre. La petite fille arrive comme une bouffée de fraîcheur dans la vie de Thomas et, de par sa magie, son enfance et sa pureté, fait redécouvrir à son vieil ami l’émerveillement de la vie. Cette histoire, qui laisse une grande part de mystère pour permettre aux enfants de combler les incertitudes avec leur imagination et leur propre vision des choses, montre que parfois, une seule personne peut avoir un impact majeur sur notre façon de voir la vie, et peut faire renaître ce qu’il y a de plus beau en nous.


Pour accompagner le récit de l’auteure chevronnée, les musiciens de l’Orchestre Symphonique de Montréal, sous la direction de Marc David, ont offert une interprétation musicale de l’œuvre, ponctuant les paroles de Dominique Demers de douces mélodies classiques. Au même moment, les illustrations magnifiquement créées par Stéphane Poulin étaient projetées sur grand écran, donnant ainsi une dimension supplémentaire à l’expérience offerte aux spectateurs.


Pour clore le spectacle sur une note aussi positive que celle laissée par Dominique Demers, l’animateur et ambassadeur jeunesse de l’OSM, Patrice Bélanger, a pris d’assaut la scène pour raconter la légende de la Chasse-galerie avec une grande dose d’énergie et une petite touche d’humour. Toujours accompagné par les musiciens de l’OSM, Bélanger a également partagé la scène avec le quatuor de saxophones Quasar, dans lequel chacun des musiciens interprétait le rôle d’un bûcheron.


Mon avis


J’ai été complètement charmée par l’élégance de Dominique Demers et par sa performance de haut-calibre. Avec une diction impeccable, une justesse et un ton de voix parfaitement adapté au jeune public, elle a livré avec émotions et crédibilité son touchant récit de Vieux Thomas et la petite fée. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé le choix du conte, qui, à mon avis, pouvait trouver écho autant chez les enfants que chez leurs parents.


De son côté, Patrice Bélanger a également offert une lecture vivante et captivante de la Chasse-galerie, mais malheureusement, en raison du haut volume de la musique, quelques-unes de ses phrases peinaient à se rendre jusqu’à mes oreilles. Par chance, Bélanger a su garder mon attention grâce à sa prestance et sa douce folie.


Par ailleurs, bien que le concept d’allier musique symphonique et contes fantastiques me réjouissait, j’ai trouvé que les portions instrumentales étaient un peu longues et qu’elles faisaient baisser le niveau d’intensité créé par les textes des contes. J’ai d’ailleurs porté une attention particulière aux enfants de la salle pour voir leur réaction lors des pièces musicales, et en grande majorité, leur attention ne semblait pas être captée par les interprétations symphoniques.


Somme toute, j’ai adoré le principe d’initier le jeune public aux arts de la scène, et j’ai été heureuse de découvrir l’histoire de Vieux Thomas et la petite fée, et de réentendre celle de la Chasse-galerie.


DEMERS, Dominique, Vieux Thomas et la petite fée, Les éditions Héritages – Dominique et Compagnie, 2016, 28 pages.

Pour voir les autres évènements jeunesse de l’OSM, visitez le site officiel.