Jean-Pierre Ferland : Le chantre de l'amour...
Jean-Pierre Ferland : Le chantre de l'amour...

Publié par Luce Langis le Lun. 12 mars 2018 à 16h30 - Contenu original
Musique, André Leclair, Avant de m'assagir, Chanson francophone, Jean-Pierre Ferland, Maison Symphonique, Place des Arts

Crédit photos: Site de la Place des Arts

Si l'on avait pu saisir les ondes d'amour qui se dégageaient des spectateurs, au sortir du spectacle « Avant de m'assagir » de Jean-Pierre Ferland, on aurait certainement battu bien des records... C'est en effet le cœur rempli de mots de tendresse, de douceur et d'amour que les heureux qui ont pu assister à ce spectacle, le 9 mars dernier, sont ressortis, le sourire aux lèvres.


C'est dans la très belle salle de la Maison symphonique que Jean-Pierre Ferland venait retrouver ses fans de toujours, et qu'il s'en faisait même de nouveaux... Car voir Jean-Pierre une fois, c'est « se condamner » à y revenir toujours...

Âgé de 83 ans, c'est le pied alerte et le cœur en ébullition que ce grand chantre de l'amour nous a livré, avec tout le raffinement et la malice qu'on lui connaît, ses plus belles chansons. Pas plus tard que l'an dernier, il nous a offert un nouveau disque « La vie m'émeut, l'amour m'étonne », où il revisitait ses anciennes chansons, tout en leur apportant un petit vernis de renouveau.

Le spectacle s'est ouvert avec la chanson « Avant de m'assagir » qui constituait, assurément, le meilleur choix qui fût. Quel plaisir de le voir chanter, avec toute la fougue, l'énergie et la fierté qu'on lui connaît :


« Avant de m'assagir

Avant de jeter l'ancre...

...

Je veux briser les rangs

Les cadres et les fenêtres

Je veux mourir ma vie

Et non vivre ma mort »



Non Jean-Pierre, tu n'es pas près de t'assagir; ça, on le sait bien, et c'est seulement « Quand on est mort, c'est qu'on est mort », comme tu le chantes si bien dans « Le Chat du Café des Artistes », que l'on te retrouvera toujours avec nous, à travers ce chat du Café des Artistes :


« Et je reste encore avec vous

Sur vos épaules et vos genoux »



La soirée s'est poursuivie avec ses plus belles chansons : « Je ne veux pas dormir ce soir », « Je reviens chez nous », « Le petit roi », « Les amoureux », « Modern Hotel », « Sing Sing » « Que veux-tu que j'te dise », « Women's lib », « Quand on s'aime on a toujours vingt ans », sans oublier bien sûr « Une chance qu'on s'a » qui est sans doute sa chanson la plus aimée... Comme il le dit si bien : « Cette chanson est tellement aimée, que même les Hells l'aiment! » Et la salle de s'esclaffer! Nous avons aussi souvent ri au cours de ce spectacle. C'est que Jean-Pierre Ferland est drôle et a toujours cette petite pointe d'ironie au coin des yeux, qui fait son charme...

Bien sûr, toutes les femmes ont reçu avec plaisir, tel un bouquet de roses, « T'es belle »...

Deux choristes aux voix de rêve l'accompagnaient avec bonheur et venaient parfois chanter avec lui. Dans « Un peu plus haut un peu plus loin », il s'est éclipsé pour leur laisser toute la place. C'est ainsi que nous avons pu goûter à la pureté et à puissance des voix de Julie Anne Saumur et de Mélissa Bédard.

Les excellents musiciens qui accompagnaient Ferland étaient André Leclair, à la direction musicale et aux claviers, Jean-François Beaudet, à la guitare, Jean-Bertrand Carbou, à la basse, Michel Roy, à la batterie et Jean-Willy Kunz au Grand Orgue Pierre-Béique.

Il faut aussi souligner l'excellent travail de Stéphane Dubé à la sonorisation ; et d’Éric-Charles Lapointe à la conception lumières, qui nous a presque fait danser sur nos sièges en promenant les projecteurs bleus de façon rythmée, lors de certaines chansons. À la régie générale, il y avait Pierre Saint-Amand, dans une production de Paul Dupont Hébert/Tandem.mu.

Comme un bon vin, Jean-Pierre Ferland vieillit en richesse et en saveur, le tout accompagné d’inimitables expressions.


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