Le Dixieband, des musiciens électrisants et un jazz band… survolté!
Le Dixieband, des musiciens électrisants et un jazz band… survolté!

Publié par Daniel Raymond le Mar. 19 juin 2018 à 15h30 - Contenu original
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Chaque année, le Festival international de Jazz de Montréal nous propose un ensemble électrisant appelé « Le Dixieband » pour nous bercer les oreilles de dixie, une forme de jazz hautement colorée, divertissante, entraînante et originaire de la Nouvelle-Orléans. Cet été encore, le groupe sera de la programmation – gratuite – de la 39e édition du Festival, qui se tiendra du 28 juin au 7 juillet.


En effet, on pourra découvrir le Dixieband (ou le redécouvrir) au Club Jazz Casino de Montréal de la place SNC-Lavalin, Angle De Bleury et René-Lévesque, les 2 et 5 juillet à 19 h et 21 h.

Et, le 1er juillet à 11 h, vous pourrez même vous offrir – moyennant contribution volontaire – un JazzBrunch en sa compagnie, au Dièse Onze, jazz club et restaurant, situé au 4115-A, rue Saint-Denis.

Bien que le jazz ne soit pas précisément « ma tasse de thé », puisque j’apprécie surtout le classique, cet ensemble surmonte annuellement, et avec succès, le défi de me faire sortir de ma zone de confort et de me faire goûter à cette musique sous la forme bien particulière du dixie. J’en raffole et j’en redemande!

J’ai découvert l’univers du dixie lors de l’Expo 67 alors que j’avais 14 ans et, qu’accompagné de mon père, je courais les prestations du groupe ambulant The Levee Loungers qui excellait dans ce genre. J’ai eu la piqûre. J’en suis tombé malade. Et je me soigne encore, 51 ans plus tard. J’en écoute aussi régulièrement que s’il m’avait été prescrit sur ordonnance. Et maintenant, Le Dixieband est le fournisseur attitré de ma dose nécessaire – voire vitale – de cette drogue douce qui me fait planer, irrésistiblement taper du pied et frénétiquement tambouriner des doigts.

Sur le site internet du Dixieband, on peut lire : « Le style dit New Orleans est pour sa part caractérisé par une polyphonie complexe organisée autour d’une voix principale, et par des rythmes syncopés appliqués à une métrique de marche militaire. Ce style musical se distingue par une instrumentation originale, essentiellement composée d’instruments à vent (trompette, clarinette, trombone, tuba, plus tard saxophone) et d’une batterie, auxquels s’ajoutent parfois quelques instruments à cordes, comme le violon et, surtout, le banjo et la guitare. C’est ce style enlevé et dynamique que perpétue avec brio Le Dixieband depuis 1980. »

Cette formation excelle donc à faire revivre le jazz traditionnel de La Nouvelle-Orléans et compte même quatre CDs à son actif. Elle est composée de six interprètes : Luc Bouchard, membre et président du groupe, au banjo; Richard Turcotte au trombone; Aron Doyle à la trompette; Matthieu Bélanger à la clarinette; Jean Sabourin au sousaphone;et Jeffrey Simons à la batterie.

Ces musiciens maîtrisent totalement le genre dixie; ils s’en font les historiens, les porte-paroles, les diffuseurs et même les ambassadeurs. Chaque fois que je les ai vus, ils ont « pacté la salle et cassé la baraque ». Le Dixieband est une valeur sûre. Si leur style musical vous emballe autant que moi, je ne saurais trop vous recommander la fréquentation assidue des concerts du groupe ainsi que l’achat de ses disques.

Gâtez-vous dès maintenant en visionnant deux de leurs prestations dénichées ici et sur YouTube.

Et puis, en cliquant sur ce lien, vous aurez la confirmation de ce que vous soupçonniez peut-être, c’est-à-dire que le dixie fait même partie de la tradition funéraire de la Nouvelle-Orléans. Et ça peut aller jusqu’à rien de moins que… danser avec le cercueil et, ultimement, danser sur le cercueil. Voyez par vous-mêmes, ici.

Cependant, n’ayez nulle crainte, les musiciens du Dixieband ne se baladent pas avec le poids mort d’un cercueil sur leurs épaules. Ils ne transportent que le poids virtuel de la tradition, leur immense talent ainsi que leur – très vivante – musique.


Pour faire plus ample connaissance avec Le Dixieband, vous pouvez parcourir son site internet, ici. Et ne ratez surtout pas votre chance d’aller prochainement – et gratuitement – les voir, les entendre et les encourager, lors de l’édition 2018 du Festival international de Jazz de Montréal.