Nudité + absurdité = fous rires assurés
Nudité + absurdité = fous rires assurés

Publié par Ève Christian le Mar. 12 juillet 2016 à 13h30 - Contenu original
Théâtre, Bernard Fortin, Comédie, Henri Chassé, Juste pour rire, Marc St-Martin, Suggestions de sorties, Théâtre d'été

Crédit photos: Mathieu Deshayes / OSA

La pièce commence fort. En tout cas, ceux dans les premières rangées sont en droit de se demander à quel genre de spectacle ils assistent exactement!


Tout nus

Évidemment, comme le titre le dit et sans rien dévoiler de la pièce, sachez que lorsque les lumières s’allument sur la scène, les comédiens Henri Chassé et Marc St-Martin sont endormis sur le divan du salon, nus comme des vers. Pour vrai.

Bon d’accord. Des éléments décoratifs deviennent subitement utiles pour permettre aux comédiens de déambuler pendant les premières minutes, mais disons que le metteur en scène a osé et que les comédiens ont embarqué dans le jeu. Et ça marche avec le public; c’est hilarant.


Mais pourquoi sont-ils tout nus?

On ne le sait pas. Et ces deux avocats qui travaillent ensemble, Alain Maher (Chassé) et son employé Rioux (St-Martin) ne le savent pas non plus. Justement, alors qu’ils se posent la question, Catherine (Danielle Proulx), l’épouse de Maher, est de retour du travail et les surprend. Et elle, elle VEUT savoir pourquoi ils se trouvent dans cette situation pour le moins intrigante.

N’ayant aucune réponse réelle à lui donner, Maher imagine une montagne d’excuses afin de sauver son couple. Et bien sûr, il entraine Rioux dans cet imbroglio. Il va même jusqu’à s’inventer une maîtresse (Marie-Pier Labrecque)…

Le public se demande vraiment comment cet homme réputé fidèle arrivera à s’en sortir et à convaincre son épouse. Alors, imaginez la réaction de tout un chacun quand la même situation se reproduit quelques jours plus tard…




On rit à s’en décrocher la mâchoire

Pour avoir vu jouer Bernard Fortin plusieurs fois au théâtre, je peux vous dire qu’on reconnait bien sa façon de faire. Sa mise en scène relève parfois de l’acrobatie et tous les comédiens sont passés maîtres dans cet art. Le timing, comme on dit dans le métier, est parfait.

J’ai beaucoup ri, le public aussi. Même que souvent, on perd des bouts de dialogues tellement on rit à s’en décrocher la mâchoire.


À la fin, le mystère demeure entier...

Peut-être est-ce mon esprit scientifique qui tentait de résoudre l’énigme tout au long de la pièce, mais j’ai trouvé que la fin est arrivée assez subitement. Et sans la solution que j’espérais. Je vous avoue que sans la voix hors champ en guise de conclusion, la fin ne m’aurait pas été évidente.

En tout cas, on peut résumer la pièce par ceci : où est la vérité? Dans la réalité ou dans l’inconscient d’un individu?



Deux hommes tout nus est présenté au Théâtre Bromont jusqu’au 27 août. Votre été est déjà bien occupé? Qu’à cela ne tienne : il sera toujours possible d’assister à cette soirée qui déride lors de son passage au Théâtre Pierre-Mercure à Montréal, du 19 au 22 octobre. À mettre à l’agenda!