Rhapsodie-Béton Rhapsodie-Béton  
Théâtre
Mar. 25 septembre 2007 à 20:00
Espace 4001
4001, rue Berri, Montréal
  Carte
15.00$ / Billet gratuit avec invité!
(Régulier:20.00$)
        

Il n'est plus possible de réserver de billets, ce spectacle a déjà eu lieu.

Une présentation du Théâtre de la Marée Haute.

Un dîner entre amis dans un grand immeuble de banlieue tourne peu à peu au vinaigre quand la conversation dérape devenant agressive et grossière. Pendant ce temps, à l'extérieur, la violence menace puis force le barrage dérisoire des murs en béton. Victimes de ces barbaries, nous sommes au même moment ses auteurs. Et tout en dénonçant celle de l’extérieure nous nous exécutons et devenons nos propres bourreaux à l’intérieur. Poignante réalité, voici le portrait de société que dresse Rhapsodie-Béton.

Texte de Georges Michel
Mise en scène de Michel-Maxime Legault
Direction technique, éclairage, son et régie : Simon Gobeil et Sébastien Pedneault
Scénographie, costumes et accessoires : Geneviève Lizotte et Elen Ewing
Avec Stéphan Allard, Sébestien Dodge, Marie-Claude Giroux, Christelle Juteau et Marie-Ève Trudel


  Rhapsodie-Béton

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Vos commentaires

Posologie : voir au moins une fois.  
Difficile de résister à toute l’énergie que cette jeune troupe déploie sur scène, les comédiens s’y investissent tellement qu'on ne peut qu'être happé par ces personnages caricaturaux qui voulant se protéger de la violence du monde extérieur s'enferment dans leur tour de béton en oubliant évidemment de se protéger contre leurs pires ennemis : eux-mêmes. Au final, une bonne dose de théâtre vitaminé!

Gilles-André P.
Jeu. 27 septembre 2007



À jeu et à sang  
Elle n’a pas perdu de temps, cette Marée Haute, pour revenir nous chatouiller les pieds. Pour mieux déguster nos orteils sans gêne aucune, tel le croque-mort bienveillant qui en a contre le marasme ambiant. Vous me voyez agréablement surpris que son Théâtre soit de retour au front en si peu de temps, lui qui m'avait justement chamboulé des pieds à la tête avec son « Kvetch » rentre-dedans le printemps dernier. Déjà, on peut avancer que cette belle bande se nourrissant de nos instincts d'humains les plus tordus ou les plus pernicieux affiche une cohérence à tout casser, une ligne de pensée vigoureuse : bref, un mandat clair. Il n'y a qu'à voir la parenté de ton (et la forme avec laquelle on le sert au public) entre ses deux premiers spectacles pour s'en convaincre. Avec les personnages névrosés qu'ils ont choisi de mettre en scène par la lunette absurde de nos réalités, ses cofondateurs Michel-Maxime Legault et Marie-Claude Giroux, lui derrière et elle sur les planches, n'ont pas peur de réfléchir tout haut à la dérive d'un monde qui nivelle par le bas. Et sur celle d'un homme qui, n'ayant plus qu'un petit h à sa devanture, est à la source de tous ses problèmes. Cette « Rhapsodie-Béton » a du souffle en réserve et du rythme en quantité. Seulement, la musique classique qu'elle tente d'opposer au vacarme mitoyen ne suffit pas à masquer la violence qui surgit de tous bords, tous côtés. Une violence face à laquelle on ne s'indigne plus qu'à moitié, l'air amusé même par moments, placé en retrait d'un divertissement. Comme si c'était normal ! À partir de là, tout ou presque est permis, y compris de fines caricatures (Marie-Ève Trudel est d'une délicieuse drôlerie), des rires nerveux à la pelle, une suffisance dégoulinante (on sent la jubilation de Stéphan Allard à se glisser dans les souliers d'un mec aussi désagréable), un décor d'aliénés, une conception sonore arrache-tympan et tant d'autres heureux irritants. Une belle maison de fous. Et si c'était nous ?

Nicolas G.
Lun. 24 septembre 2007



Ambiance intime...  
texte saisissant, mise en scène ingénieuse et acteurs sensationnels. À voir!

Orangelime
Ven. 21 septembre 2007



Création originale  
Un environnement "brûlant", des acteurs convaincants et brillants, une mise en scéne dynamique,... en clair, une excellente soirée. On rit, on s'indigne, on réfléchit, bref, on passe par pas mal d'états d'esprit...puis en sortant, on se dit que cela existe certainement (à quelques exagérations caricaturales près) dans certaines tours des banlieues dans certaines grandes villes... A voir....

Emmanuel Rondia
Jeu. 20 septembre 2007



À voir absolument!  
C'est grinçant, on rit jaune, c'est violent! Les acteurs sont justes, ils ont le sens du rythme. Une petite soirée à s'offrir pour se réveiller l'inconscient collectif... Bravo encore!

Criss
Jeu. 20 septembre 2007



Super soirée  
Pièce surprenante, jeu des acteurs excellent...le tout dans une ambiance électrisante!!! Voici le cocktail que vous propose la troupe de Rhapsodie-Béton. Nous avons adoré notre soirée!!!

Julien B.
Mer. 19 septembre 2007



Rire jaune  
Le texte, avec ses personnages sur la limite du caricatural et ses délicieux malaises, peut sembler tenir de l'absurde, quoique certains diront que le situation qu'il dépeint--la vie dans un quartier mal famé de Paris et les mille et une façons de survivre aux voyous qui y règnent--est traitée de façon à peine exagérée, vue la situation présente dans les banlieux françaises... Les répliques assassines, le contenu démesuré et le rythme effréné, souvent stoppé net par un réplique jetant un froid entre les personnages, situent le texte quelque part entre Ionesco et Pinter. Un mariage qui fonctionne, c'est le moins qu'on puisse dire. Le jeu des acteurs reflète le flou la cette limite entre le vrai et l'absurde présente dans le texte: en proie à une inquiétude grandissante, tous les personnages réagissent de façon de plus en plus exagérée, ou alors minimisent des événements de grande envergure, perplaxant les spectateurs (à notre grand plaisir). Marie-Ève Trudel est particulièrement remarquable: dès son entrée en scène, son jeu physique déjanté arrache des rires à toute la salle, et tout au long de la pièce, ses commentaires silencieux sur l'action valent à eux seuls le déplacement. L'ensemble, malgré un léger creux dans le rythme à la moitié du spectacle, est solide, hilarant et inquiétant: les plus grands fous rires provoqués par la pièce sont plutôt des malaises que de réels gags. On rit jaune devant ces personnages joyeusement désespérés et de plus en plus hostiles les uns envers les autres, comme s'ils finissaient malgré eux par recracher la violence ambiante de la banlieue parisienne.

jpbarilguerard
Sam. 15 septembre 2007