Cantate de guerre de Larry Tremblay  
Théâtre
Ven. 7 octobre 2011 à 20:00
Théâtre d'Aujourd'hui
3900, rue Saint-Denis, Montréal
  Carte
2 pour 1 ! (Régulier:34.00$)
        

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Un père apprend la haine à son fils pour en faire un soldat. Mais le mot soldat a-t-il encore son sens ici? Le désir d’éliminer l’autre jusqu’à la détresse, jusqu’à l’épuisement, nous oblige à questionner le sens réel de l’humanité. De quoi est fait l’homme? Jusqu’où peut-il aller dans sa quête insensée de puissance? Le fils peut-il encore regarder le père avec amour?

Texte: Larry Tremblay
Mise en scène: Martine Beaulne
Interprétation: Paul Ahmarani, Mikhaïl Ahooja, Abdelghafour Elaaziz, Frédéric Lavallée, Mathieu Lepage, Philippe Racine, Denis Roy

«Larry Tremblay remporte l’un des paris qu’il s’était lancés en écrivant Cantate de guerre : faire sentir l’intolérance et la violence à travers les mots seulement. Sous la direction habile de Martine Beaulne, ils font naître des images enfouies en nous et frappent de plein fouet. Dans la bouche de Paul Ahmarani, stupéfiant d’humanité dans ce rôle odieux, ils sonnent parfois carrément comme [des] coups de poing…»
- Alexandre Vigneault, La Presse



«C’est une oeuvre puissante, hypnotisante, douloureuse.»
- Karyne Lefebvre, Bouillant de culture, Radio-Canada (40:22)

«C’est extrêmement intéressant […] c’est rugueux, c’est brutal, ça arrive comme une enfilade de coups de mitraillette. […] Très belle mise en scène de Martine Beaulne. [Mikhaïl Ahooja] est une véritable découverte.»
- Annie-Soleil Proteau, C’est bien meilleur le matin, Radio-Canada

«Avec Cantate de guerre, Larry Tremblay accouche d’un très grand texte théâtral qui parle de la mécanique de la haine : dur, viscéral, et sans compromis. […] À la composition incroyablement habitée de Paul Arhamani, s’ajoute un impeccable travail généreux et fraternel des comédiens formant le chœur.»
- Yves Rousseau, LeQuatrième.com



«Avec un vocabulaire qui ne craint pas la laideur et la vulgarité, Larry Tremblay sait faire naître cet état d’urgence sans se complaire dans le pathos. Son écriture sait creuser dans la douleur tout en apportant une réflexion pertinente. Dans son heureuse fusion entre l’émotion et la pensée, elle retrace les contours entre l’engagement et la poésie. […] Entièrement masculine, la distribution se révèle d’une grande intensité. La figure paternelle interprétée par Paul Ahmarani surprend par son jeu nuancé alors que le fils donne à Mikhaïl Ahhoja de beaux instants de dilemme intérieur. Le quintette porte avec force tout le poids de la sauvagerie et la dureté d’une civilisation estropiée.»
- Olivier Dumas, Montheatre.qc.ca

www.theatredaujourdhui.qc.ca/cantate

  Cantate de guerre de Larry Tremblay

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Vos commentaires

Une véritable cantate  
On différencie une cantate de l'opéra en mentionnant qu'au contraire de l'opéra, une cantate ne comporte pas d'aspect théâtral. Cantate de guerre parle de la guerre en mot, et seulement en mot. Le texte est saisissant; la mise en scène fait appel à l'intelligence du spectateur pour imaginer toute l'horreur d'une scène guerre. Le texte est rythmé et intense, mais le dialogue est presque absent.

Stephanie M.
Lun. 10 octobre 2011



Litanie de clichés... sans vie  
Difficile d'avoir une certitude sur ce texte de Larry Tremblay. Le texte oui, plus que la pièce en elle-même. Un texte lourd, qui ne laisse guère de la place aux comédiens, qui ne laisse pas beaucoup d'espace à la mise en scène. Est-ce seulement un texte de théâtre ? J'en doute fortement. Un texte qui a des qualités littéraires peut-être, mais dont le potentiel dramaturgique est proche du néant. Les personnages ne font rien, ils parlent. Pas d'action donc, pas de "drama", car leur parole n'est même pas porteuse d'action. Ce n'est qu'une lente et pénible litanie qui ressasse des clichés sur la guerre, en s'enfonçant dans des répétitions. Le texte trouve vaguement une structure dans ses dix dernières minutes, mais cela est trop tard, notre intérêt est déjà perdu depuis longtemps. Et de cette pièce ne reste qu'une mise en scène "aux ordres" qui n'apporte aucune souplesse, aucune vie; à un texte qui aurait pu en bénéficier. Il reste aussi le travail des comédiens, exemplaire, héroïque, qui arrivent à s'exprimer. C'est en voyant leur travail qu'on prend l'ampleur du gâchis. Un texte qui se regarde dans le vague du nombril, qui prétend beaucoup, et qui n'aime pas les comédiens.

Claudine P.
Dim. 9 octobre 2011