Orlando | Trial & Eros | Deborah Dunn 
Danse
Sam. 17 mars 2012 à 16:00
L'Agora de la danse
840, rue Cherrier, Montréal
  Carte
15.00$ / 42 % de rabais! (Régulier:26.00$)
        

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La dernière création de Deborah Dunn est une audacieuse invitation à revisiter l’univers du roman Orlando de Virginia Woolf. Dans cette brillante pièce de groupe, le jeu des six interprètes s’articule autour de la fascinante figure androgyne d'Orlando. À la poursuite éperdue de son rêve de devenir poète, ce personnage traverse les époques et se métamorphose. Pour Deborah Dunn, le roman devient prétexte à un survol chorégraphique de cinq siècles où elle combine une musique sensuelle et un humour satyrique à de somptueux costumes. Par un ingénieux mélange des genres et des époques où elle déploie son sens aigu de la mise en scène, la chorégraphe évoque une certaine idée de l'infini, la difficulté de créer et de trouver l'amour véritable. Entre biographie et conte fantastique, Orlando est une odyssée d'une poésie folle.



www.agoradanse.com/fr/spectacles/2012/orlando

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Vos commentaires

L'endanseresse  
Si Shakespeare avait été assis à mes côtés dans cette salle, aurait-il songé, par cette nuit d’été, à ce questionnement de Hamlet s’adressant au crâne qu’il tient dans la paume de sa main : To be, or not to be: that is the question (1). Aurait-il, la durée d’un instant, en fait lors de l’introduction d’Orlando qui ne dure guère que quelques secondes, pensé ce bon William que Deborah Dunn lui faisait un clin d’oeil? Confrontant le vivant de la mort, probablement. Quelques accessoires aux usages multiples et inattendus : table, chaise, tenture. Rien pour alourdir la scène. Porte-vêtements se fondant en loge. Parfois, les objets s’entremêlent (tasse/sexe par exemple) au gré du déroulement de la pièce. Vêtements dévoilant leur époque. Orlando donc. L’histoire de la métamorphose d’un être au travers des siècles. De l’homme vers la femme, revisitant l’humain; ses désirs, ses droits, sa liberté. Si je retiens du roman de Virginia Woolf la gravité, la relecture de la chorégraphe m’amène là ou je ne m’y attendais pas. Elle dégage un aspect humoristique qui aère un roman au propos somme toute dense traitant de l’identité. Du théâtre nous dérivons vers la danse et l’enlovement des genres. Le langage oral s’entremêle aux phonèmes chorégraphiés. De la musique de chambre résulte l’errance musicale, brillamment orchestrée par Diane Labrosse qui constamment fait dériver les tempos, fait détonner la danse et l’image qu’elle nous projette d’avec la musique. Le danseur mue en danseuse, Orlando-Orlanda, Audrée Juteau et son aspect androgyne, dans des gestes parfaits. De magnifiques ralentis. Des arrêts sur image comme une fresque : un portrait familial. Un entrechat historique dans lesquels se distingue, par son jeu caricatural, l’interprète Alexandre Parenteau, personnage crayonné à la Tim Burton. Puis une digression, comme il se doit, un rappel aux spectateurs leur signifiant que l’on demeure dans le jeu, en représentation.

Alain F.
Jeu. 22 mars 2012