Vu d'ici   
Théâtre
Mar. 22 janvier 2013 à 20:00
Théâtre La Chapelle
3700, rue Saint-Dominique, Montréal
  Carte
Gratuit ! (Régulier:30.00$)
        

Il n'est plus possible de réserver de billets, ce spectacle a déjà eu lieu.

IMPORTANT: Instructions de récupération spéciales. Lisez bien votre reçu de réservation.

Seul en scène pendant une heure et demie, Jocelyn Pelletier interprète ce texte « coup de poing » dans lequel rien n'est épargné : la vie de banlieue, l'économie de marché, la violence, la culture populaire, l'étroitesse d'esprit, la politique, etc.
"Vu d'ici" se présente comme un pamphlet contre la télévision et l'abrutissement social qu'elle génère. C'est une charge contre la médiatisation outrancière qui banalise, désensibilise, asservit, aplanit. C'est aussi une virulente critique de la société québécoise contemporaine, la production télévisuelle en étant le reflet.
Mais bien au-delà de la simple dénonciation, "Vu d'ici" se veut un appel à la dissidence, pour combattre la futilité et l'immobilisme, pour réveiller une génération endormie. Christian Lapointe met ici en scène le cri de révolte de la jeunesse, une parole forte et surtout pas politiquement correcte.
''Vu d'ici'' agit comme un cri d'alerte nous permettant de prendre conscience des effets pernicieux et dévastateurs de cet écran omniscient braqué sur nos vies.

Le Théâtre Péril est connu pour ses productions exigeantes, creusant une dramaturgie prisant le risque, et la tentative d'élaborer des langages théâtraux propres à chaque expérience artistique jalonnant son parcours.

Partis du symbolisme, Lapointe et ses collaborateurs se le sont, à l'instar des héritiers de ce mouvement, approprié et ont emprunté, entre autres, à la performance et à la dramaturgie contemporaine maints éléments à présent caractéristiques de leur style de jeu et de l'écriture de leurs spectacles, tel le fait qu'ils sont pratiquement dénués de fable, de personnages et de continuité spatio-temporelle. Il n’en demeure pas moins que le chemin parcouru par la petite compagnie de Québec, encore peu soutenue par les instances publiques, est impressionnant. En cela, le Théâtre Péril constitue-t-il une exception dans le paysage théâtral québécois ? Peut-être pas. Dix ans ont toutefois suffi à prouver que la compagnie n'est pas de celles qui se font dicter leur ordre du jour par ce qui est populaire et plaît au plus bas dénominateur commun.
(Hervé Guay – Rappels 2009-2010, Répertoire et bilan de la saison théâtrale au Québec (hiver 2012))

  Vu d'ici

Inscription
Fil culturel | Théâtre

Faites connaissance entre membres!


Également à l'affiche
  Marie-Elaine Thibert | Joyeux Noël
  Jim Zeller Acoustic Duo
  Hommage à David Bowie
  Une soirée Soul, Motown et Disco
  Distant Echoes
  Le meilleur des années 60
  Hommage à Metaliica
  Nomad'Stones au Groove Nation
  James Gelfand & Jean-Pierre Zanella Quartet
  Chantons Noël avec Cavelle-Nell Romeo
  Nuits Latin Jazz avec Alex Bellegarde
  Un violoncelle seul... sous les chandelles
  CHOPIN... sous les chandelles !
  FSM | Plusieurs voix, une seule voie
  Miguel De Armas Latin Jazz Quartet



Vos commentaires

Vue de la salle  
Sur la scène encombrée, Vu d'ici, des stalagmites technologiques; ces téléviseurs empilés, syntonisés sur différents canaux. Un divan aussi. Four micro-onde et tutti quanti. Jocelyn Pelletier à la façon Christian Lapointe. J'élucide la difficulté redoutée par le comédien : prendre la parole et en jouer d'une manière dont seul le metteur en scène en fait usage : le verbe saccadé quoique dans l'urgence déferlant, parfois il s'accroche aux dents, rebondit sur les lèvres et retombent ainsi, métamorphosé par la bouche. Parfois incompris. Pourtant, ce n'est pas faute d'essayer. Puisque la parole est un silence hurleur alors, y joindre le geste, railleur. Invectiver le spectateur; par conséquent, dépendamment de sa sensibilité, provoquer son retranchement, éveiller sa nécessité de se protéger ou bien l'alerter, le stimuler. Une ombre au tableau, de celle que j'attends constamment. Inattendue. Si évocatrice. À l'ombre d'un doute, la voilà la métamorphose artistique : si le personnage vêtu de sa robe de chambre feint de se pendre avec sa cravate, las d'une vie sans but, d'une vie évidée de subtance, d'émotions surfaites, eh bien, l'ombre qui se reflète à l'arrière-scène énonce tant cette faiblesse : apparaît une femme en robe, version bande dessinée. Mémorable d'autant si cela est accidentel. Vu d'ici, des monolithes réfractant les multiples solitudes encabanées; chacun chez soi, chacun pour soi pleurant leur détresse face à une vie pastichant un intermède télévisuel.

Alain F.
Sam. 2 février 2013



Ayoye...quelle claque en pleine face!!!  
Texte brillamment livré par la performance solo & magistrale du début à la fin de Jocelyn Pelletier. Vu d'ici est un cri du coeur profond pour l'éveil d'une population trop bien enlisée confortablement dans le La-Z-boy de son salon à regarder ce qui se passe, à gober tout mais à ne rien faire pour y changer quoi que ce soit. Cossa donne?!?! Une mise en scène efficace et sans aucune longueur, cette pièce est venue dire tout haut ce que trop de gens pensent mais n'expriment guère. Bravo pour l'audace & l'interprétation irréprochable. Un message à très longue portée pour toute personne qui un tant soit peu réfléchit aussi...

Jewel
Lun. 28 janvier 2013



Une montée de lait contre tout.  
J'ai aimé la mise en scène et l'utilisation de différents produits de consommation mais le propos soit s'injurger contre tout pendant une heure quelque a fini par me faire perdre l'intérêt. Il y a bien quelques moments forts et malheureusement tous à la fin. Le comédien était toutefois excellent dans sa révolte contre et rien.

Denis B.
Mer. 23 janvier 2013