Thirst/Clarity | Collective individual 
Danse
Ven. 5 avril 2013 à 20:00
MAI (Montréal, arts interculturels)
3680, rue Jeanne-Mance, Montréal
  Carte
18.00$ / 18 % de rabais! (Régulier:22.00$)
        

Il n'est plus possible de réserver de billets, ce spectacle a déjà eu lieu.

Note: Les billets doivent être récupérés au moins 20 minutes avant le début du spectacle. Aucun retardataire n’est admis.

Stationnement difficile. Salle accessible pour les personnes à mobilité réduite (veuillez en aviser la billetterie du MAI au 514-982-3386).

Performance s’inspirant des révolutions récentes dans le monde arabe, Collective Individual traduit l’impact psychologique sur les civils et les victimes en temps de guerre. Cette création hybride dépeint de façon mordante la dualité perceptive d’un individu et d’une collectivité. Comment se vit une révolution? Réalité subjective et point de vue dichotomique, les révolutions se heurtent les unes aux autres: douloureuses chez un individu – perte d’un être cher – et bénéfiques pour une collectivité – libération de l’oppression politique.

L’œuvre de Zohar Melinek et de Mary St-Amand Williamson occupe cet espace, cet entre-deux sociopolitique, cette mince barrière qui sépare ces idéaux irréconciliables. Mouvement de masse puissant fragilité et résilience d’un individu. Projection vidéographique qui ébranle les corps des performeurs, intériorisation des révolutions, l’onde de choc qu’est Collective Individual se propage sur l’espace scénique.

Première mondiale

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A performance inspired by the recent revolutions in the Arab world, Collective Individual conveys the psychological impact on civilians and victims in times of war. An interdisciplinary new work that caustically conveys the perceptual duality of an individual and a collective, it asks the question: How is a revolution experienced? A subjective reality and a dichotomous point of view collide; painful for an individual – the loss of a loved one – and beneficial for the collectivity – freedom from political oppression.

This work by Zohar Melinek and Mary St-Amand Williamson occupies such an in-between socio-political space, the thin barrier that separates these irreconcilable ideals: a powerful mass movement alongside the frailty and resilience of an individual. Accompanied by video projections imprinted on the bodies of the performers, Collective Individual internalises the revolutions and sends shock waves across the stage.

World premiere

www.m-a-i.qc.ca

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Réorienté l'orient  
Dans l'obscurité la plus totale, les danseurs, comme des lombrics, avancent péniblement l'un vers l'autre tandis que sur un écran, derrière eux, est projeté des images d'affrontement entre deux groupes. Thirst/Clarity. Le visage si expressif, aux traits douloureux, de Zohar Melinek capte mon attention. En fait, on oublie rapidement ses gestes tant son visage, son expression, emprisonne nos regards. On oublie momentanément ses mouvements puis il tarde à se les remettre en mémoire ne serait-ce que fragmentés. Il y a face à lui, les paupières closes et le teint pâle, Mary St-Amand Williamson. Les deux danseurs rampent comme des lombrics puis, face à face, se détournent afin de ne pas se heurter. Obscur présage. Extrait de film. Danse. Une routine s'installe qui implique qu'après chaque intermède de projection, s'ensuivra une danse qui s'en inspirera. Si l'émotion est plus que présente, subtile mais présente, s'anime en moi pourtant une fantasmagorie de violence, de révolte. Non pas quant à la danse en elle-même, la manière qu'ont les danseurs de traduire et d'interpréter ce monde. Non, une cauchemarderie face à la méchanceté humaine. Les danseurs, leurs gestes maintes fois répétés comme une routine. Comme une routine ce monde en guerre dans l'indifférence, une routine ces enfants armés de pierre, une routine ces cris et ces demandes d'asile surtout hors des lieux de culte, des temples sacrés! Les danseurs, la projection. Une seule réserve. Mon besoin de voir leur peau se graver de l'empreinte des images, de lier des images et leur peau, de projeter le drame et de lui donner chair.

Alain F.
Dim. 7 avril 2013