Corps Caverneux | Aurélie Pedron 
Danse
Dim. 3 février 2013 à 16:00
Monument-National | Studio Hydro-Québec
1182, boul. Saint-Laurent, Montréal
  Carte
21.35$ / 24 % de rabais! (Régulier:28.00$)
        

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Après avoir sondé l’identité féminine et ses tabous avec son spectacle CHAIR en 2011, la chorégraphe Aurélie Pedron poursuit son exploration des polarités dans Corps Caverneux et réunit trois interprètes masculins d’âges différents: Félix Beaulieu-Duchesneau, Daniel Soulières et Lael Stellick.

Avec son double regard de vidéaste et de chorégraphe, Aurélie Pedron explore ces zones de clair-obscur qui traversent les corps de ses interprètes. 

Co-présenté par Danse-Cité



www.tangente.qc.ca

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Creuser les méninges  
Trois espaces se distinguent par les univers que met en scène la chorégraphe Aurélie Pedron. Trois sculptures de chair et de métaux imbriquelés, illuminés par le dessous, le dessus ou bien le devant duquel ressort une symbiose organique singulière quoique familière. Trois univers fascinant, par leur esthétisme évocateur, que l'oeil inquisiteur parcours, s'approprie. Trois univers, trois histoires. Corps caverneux. Déjà, si l'on aborde le spectacle par son titre poétique, on peut élaborer maintes interprétations dont la plus littérale traduirait simplement le vide du corps, quoique si on élabore un peu, on peut y voir une quête et son exposition : à la fois une donnée anthropologique de l'homme, son origine (l'homme des cavernes), et son empreinte génétique dans notre corps contemporain? Trois histoires donc rattachées par un lieu commun : la naissance. Si l'on s'attache, d'emblée, au danseur Daniel Soulière assis dans une bassine, en position assise, presque replié, qui émet des babillages, notre attention se reporte pourtant vers Lael Stellick transformé en bête sonore; un dragon ou un quelconque rastaquouère stellaire, conçu par Jeremy Gordaneer, dont un long cordon (un boyau de séchoir) jonche le sol. Quant à Félix Beaulieu-Duchesneau, il est attaché à un landau ou faisant corps avec celui-ci car la chorégraphe s'autorise à transformer ses accessoires, à renouveler leur sens. Il en résulte une danse inventive qui est davantage un objet esthétique. Si un aspect étrange est octroyé aux danseurs par les éclairages auquel a participé Marc Parent, la musique de Laurent Aglat installe une ambiance angoissante qui en fait sursauter plus d'une.

Alain F.
Lun. 4 février 2013