Regarde maman, je danse 
Théâtre
Mar. 29 janvier 2013 à 20:00
Théâtre La Chapelle
3700, rue Saint-Dominique, Montréal
  Carte
25.00$ / 29 % de rabais! (Régulier:35.00$)
        

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Une table en formica et deux chaises, l’espace sobre et intime d’un coin de scène transformé en cuisine minimale… Le lieu idéalement simple choisi par le metteur en scène Frank Van Laecke pour faire entendre les confidences d’une femme extraordinaire, celles de la comédienne Vanessa Van Durme. C’est dans un déshabillé de soie rose, pieds nus qu’elle nous accueille depuis le plateau pour nous raconter son histoire, celle du premier transsexuel de la ville de Gand. L’épopée d’une Madone réinventée et les multiples embûches d’un chemin de croix aboutissant à la libération d’une âme prisonnière qui savait ne pouvoir exister que dans un corps de femme. Avec ce monologue, dans lequel elle parle avec une franchise étonnante de son changement de sexe, elle espère faire tomber les préjugés du public et lui montrer que les gens «qui sont autres» sont aussi… des gens.

Si le théâtre vit grâce à la tension entre l'action de dissimuler et celle de démasquer, Regarde maman, je danse est la sublimation des deux. Lentement mais résolument, une femme transsexuelle se dépouille de soixante ans de vie, jusqu'à nous dévoiler le tréfonds de son âme. La rencontre est une véritable confrontation. Les flèches qu'elle décoche font mouche. Le monologue est un long fado captivant sur la lutte d'un individu pour trouver le bonheur, tout simplement. - Frank Van Laecke



www.lachapelle.org

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Vos commentaires

L'imposture  
J’entre dans la salle du théâtre avec ma fille et je m’asseois. Regarde, je regarde. Une table et quelques chaises. Au sol, deux poupées. Vanessa van Durme entre en scène, seule, puis elle met sa vie en scène, par ce biais celle de sa mère, à d’autres occasions celle de son père, sa vie donc en une heure trente. Ce pourrait être une vie banale comme celle de tant d’autres. Une vie anonyme, dénuée d’intérêt et pourtant, pourtant. Quel accouchement! Tendre, drôle, émouvant, elle nous atteint. Presque sans musique si ce n’est sa voix qui tantôt murmure tantôt s’élève pour capter notre attention. Van Durme nous raconte sa naissance dans un corps imparfait; l’accouchement de sa mère, les forceps et ce corps en inadéquation avec son âme. Un garçon dans une tête de fille ou bien une fillette avec une protubérance entre les jambes dont elle n’en a que faire! Un garçon, donc, qui joue à la poupée, rêve d’être une danseuse, au grand dam de son père. Un phénomène de la nature donc : un garçon manqué, mais non, pas gay, en fait une fille manquée qui a un pénis en trop, d’où cette constante impression de l’imposture, de jouer faux, d’être malhonnête à l’égard des autres, surtout de n’être pas soi. Est-ce cela qui a motivé la carrière théâtrale de la comédienne? Cette capacité à être tous à défaut d’être soi-même, cet emprunt de la vie d’un autre par l’incapacité de vivre une vie réelle, accaparée par ce corps fictif qu’elle habite? Les années défilent, s’égrènent les époques; le joyeux service militaire à desservir les collègues au garde-à-vous, cet inaccesible besoin d’être aimée, puis le Maroc, l’amputation, la transformation : le retour à soi. Chez soi : enfin, regarde maman, je danse, déferlent les larmes de la mère, quant au père… Désormais, déroger de l’art du faux, jouer vrai. Non. Ne plus être dans le jeu. Jamais. Ne réclamer qu’une chose, l’exiger vraiment : être soi à jamais. Je me relève et sors de la salle du théâtre La Chapelle avec mon fils.

Alain F.
Lun. 4 février 2013



Une vie fascinante  
Dans ce spectacle, Vanessa Van Durme raconte une vie spéciale, sa vie. Cette femme transsexuelle est très émouvante et elle touche à la vérité. À la fin de son monologue, on lui souhaite tout le bonheur du monde.

Daniel L.
Jeu. 31 janvier 2013



Excellent  
Une incursion dans l'intimitée de cette grande comédienne et artiste capable de mettre en mots des phénomènes des plus tabous et d'en faire une histoire humaine, une quête de vérité et d'authenticité. Une théâtralitée bien mesurée.

Clémence L.
Jeu. 31 janvier 2013



La dure réalité de naître avec le mauvais sexe.  
La comédienne, jadis un homme, nous raconte son histoire sans détour. C'est à la fois drôle, touchant, émouvant et dérangeant. Il n'y a aucune longueur, on reste suspendu à son récit du début à la fin. De plus, son accent belge est charmant.

Denis B.
Mar. 29 janvier 2013