Humanity Project 
Danse
Mar. 19 février 2013 à 20:00
Place des Arts | Cinquième salle
175, rue Sainte-Catherine O., Montréal
  Carte
20.00$ / 38 % de rabais! (Régulier:32.00$)
        

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Une masse humaine s’étire, s’active et s’élance, telle une marée. Une femme, un homme, un enfant s’en détache, habite l’espace un instant puis se fond à nouveau dans la foule, anonyme et distinct. Le tableau est dressé: HUMANITY PROJECT évoque notre humanité commune et la multitude de singularités qui la forge.

Pour sa 17e création, Pigeons International reste fidèle à son credo d’origine : marier la danse et le théâtre et explorer la pluralité des cultures. Fresque contemplative et vitale, HUMANITY PROJECT vous invite à un voyage au coeur même de l’humain dans ce qu’il a de plus spécifique et de plus rassembleur. Sur scène, une trentaine d’humains se meuvent et nous émeuvent, se heurtent et s’embrassent, s’ignorent et se lient. Des artistes de disciplines diverses, de tous âges et de toutes origines, incarnent la diversité de l’expérience humaine.

www.pigeonsinternational.com

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Vos commentaires

Projet humanité  
À chaque occasion qu'il m'ait été donnée d'assister à la représentation d'un spectacle de Paula de Vasconcelos, à chaque occasion, j'ai été dérouté par l'émerveillement suscité en moi; son récent opus, Humanity project, ne le dément pas! Non seulement, sait-elle créer l'enchantement mais elle ouvre chez moi une petite pièce, guère utilisée désormais, dans laquelle s'abritent quelques muses en panne d'inspiration. Le mur bleu de l'arrière-scène et ses quelques portes élargissent l'horizon tandis que la scène vide laisse toute l'amplitude aux danseurs qui l'envahiront, les uns à la suite des autres comme s'ils se présentaient à nous. Puis la musique en deux temps : enrobante, à l'accent nouvel âge pour animer la foule ou bien rythmée afin d'accompagner et singulariser les tableaux qui expriment l'individualité d'un ou quelques danseurs. Comme l'atmosphère musicale, la pénombre scande le temps. Il y a cela, ces mouvements au sol, ces corps agrippés à la terre. Debouts, ces interprètes avec ces mouvements s'apparentant aux arts martiaux, relent tribal évocant le Sacré. Il y a cela. Les gestes synchrones de cet essaim d'humain qui nous happe. Et il y a ceux-là qui émergent et se distinguent. Duo d'amour, duo de guerre ou voyeur. C'est si beau ce trio : une portée inédite, un point d'appui insoupçonnable : un danseur marche au sol, porte sur son dos un danseur au mouvement ralenti, au corps quasi éthéré si cela ne dépendait de celui qui le maintient. Parfois, des tableaux répétés. Puis attendus parce qu'un mystère les accompagne, le glissement de l'étoffe sur le corps; une gestuelle armée de poésie. Un soupçon de compréhension s'agite en nous. Mais qu'importe au final. Il y a ce qui se meut sur scène, ce qui s'émeut en nous. Nos yeux pleins, gorgés d'images. Rien d'autre n'est nécessaire.

Alain F.
Sam. 16 février 2013



Humain, jamais trop humain  
Magnifique chorégraphie que celle de Humanity Project. Une vingtaine de danseurs bougent à l'unisson, dans toute la lenteur d'un enfant qui somnole puis la vivacité d'un jeune homme amoureux. De cette humanité unie, se détache parfois un élément, électron libre venu nous raconter son histoire. Entre universel et personnel, entre course folle et mouvements au ralenti, on pourrait observer des heures durant sans jamais se lasser cette carte postale en mouvement, ce voyage au pays de l'humain.

Nathanaelle V.
Sam. 16 février 2013



Tout en humanité  
Pari audacieux que de se faire côtoyer professionnels et non professionnels. Ce que le spectacle perd en prouesses, il le gagne en finesse. L'ensemble (car il s'agit presque toujours d'un ensemble, très rarement d'un solo) dégage une humanité certaine, comme si nos états d'âme exsudaient du corps de danseur.

Alain A.
Sam. 9 février 2013