Taram 
Théâtre
Ven. 22 mars 2013 à 20:00
Théâtre La Chapelle
3700, rue Saint-Dominique, Montréal
  Carte
22.00$ / 27 % de rabais! (Régulier:30.00$)
        

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Au boutte de la 309, après le stretch de sapin, entre le bar de danseuses et le landing à bateaux, grouille l’univers poétique de Marjolaine Beauchamp. S’y dévoile la voix dédoublée des femmes de misère, la rythmique mélodique d’une région mythologique, le slam théâtral des quat’roues dans' gravelle. Marjolaine Beauchamp gratte à main nue la plaie ouverte dans la terre de ces régions qu’on veut oublier. Au son des musiciens Olivier Fairfield et Pierre-Luc Clément, Micheline Marin et Marjolaine Beauchamp peignent la tragédie intérieure d’une femme et son double cherchant la poétique à travers la fumée de cigarette et la poussière des chemins de terre. Pierre Antoine Lafon Simard signe ici une mise en scène où les mots, sciés comme les barils d’un calibre 22, strip-teasent le mal-être d’un blues bien loin de la métropole.

Le Théâtre du Trillium
Le Théâtre du Trillium est l’une des quatre compagnies fondatrices de La Nouvelle Scène à Ottawa. Directrice artistique depuis 2008, Anne-Marie White a donné à la compagnie, fondée en 1975, un esprit résolument contemporain, en ouvrant la programmation à des démarches artistiques uniques et vibrantes, à des formes théâtrales libres de toute étiquette et à des prises de paroles sensibles et téméraires de la francophonie mondiale. Anne-Marie White a entre autres signé la mise en scène de Le Bout du monde de l’auteure danoise Astrid Saalbach, ainsi que les textes et mises en scène d’Écume (en tournée jusqu’en 2013: Québec, Ontario, Saskatchewan, Alberta, Colombie-Britannique) ainsi que Déluge (2012), en co-mise en scène avec Pierre Antoine Lafon Simard, qui signe également la mise en scène de Taram (Ottawa, 2011). La démarche artistique d’Anne-Marie White s’inscrit comme l’une des plus révélatrices de la francophonie hors Québec des dernières années.

Texte: Marjolaine Beauchamp
Mise en scène, conception scénique et vidéo: Pierre Antoine Lafon Simard
Interprétation: Marjolaine Beauchamp et Micheline Marin
Environnement sonore: Pierre-Luc Clément et Olivier Fairfield
Lumière: Guillaume Houët
Régie et direction de production: Benoit Roy

Une présentation La Chapelle
Une production du Théâtre du Trillium

www.lachapelle.org

  Taram

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Vos commentaires

Dramaturgie décapante entre verbe & musique  
Je vais citer ici Maud Cucci dans Le Droit qui résume habilement le 'mood' de cette pièce aux mots aiguisés comme des lames qui laissent des cicatrices. «Bienvenue «icitte dans l’trou du cul du monde», une zone perdue dans l’espace-temps, un territoire inhospitalier, l’anti-bourgade hobbite, en un mot, Taram. Pièce drôle et déchirante à la fois propose une expérience immersive déroutante en mettant en scène deux femmes fortes — la slameuse Marjolaine Beauchamp et Micheline Marin — et deux musiciens aux platines — Olivier Fairfield et Pierre-Luc Clément. »

Jewel
Jeu. 28 mars 2013



Mise en scene inventive et captivante  
Voila la critique de mon ami : Mise en scene inventive et captivante, mise en son rafraichissante et astucieuse, interpretation forte et lumineuse de Micheline Marin qui injecte une dose d'espoir dans cette poubelle du bout du monde, et jeu correct de Marjolaine Beauchamps qui brille davantage avec ses mots et ses images fortes. Tout pour seduire le cynique désabusé qui se nourrit de la misere du monde et se reconforte du sort des moins que rien qui s'accrochent a ce qu'ils peuvent.

Murielle H.
Dim. 24 mars 2013



Padam padam taram...  
Padam, padam, taram, cet air qui m’obsède jour et nuit. Sa voix fragile s’est frayée un chemin jusqu’aux os, a navigué dans mon sang. Poétiquement épris, je l’ai régurgité dans mes larmes. Taram, taram, t’as ramé combien de temps dans le désert de l’océan, pour nous ramasser avec ton tsunami de douleur? Marjolaine, t’as marché combien de jours dans des prairies de poèmes à arracher de cette Beauchamp (1) les souffrances de Vanier, les vagissements de Josée? (2) Marjolaine, j’ai ta vie dans la mienne, Avant que le jour ne vienne,(…) Faut se sauver, Marjolaine (3) face à tes mots, tes syllabes nous font l’amour. Quelques accessoires sur scène (des chaises de camping), des changements de décor en direct, un peu d’effets techniques, et lumière. Les musiciens-comédiens Pierre-Luc Clément et Olivier Fairfield nous font oublier qui nous sommes. Micheline Marin prend le micro, rock un poème, danse la vie de son personnage : une danseuse mise en quarantaine qui révèle les rudiments du métier de stripteaseuse à une jeune mère monoparentale, rencontré lors d’un meeting des a.a., qui ne trouve d’autre alternative que ce travail pour subvenir au besoin de sa famille. Divers tableaux font progresser le récit tandis que nous sombrons, nous assombrissons. Des jouets d’enfants, les jeux des grands, des confessions après la prière de la sérénité : »Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence« . Des mots aiguisés comme des lames, des mots qui nous poudrent la cervelle. Avec un jeu émouvant, quoique parfois caricaturale, qui se rapproche parfois de celui de René-Richard Cyr dans son interprétation de Hosanna, Marin dont l’image, plus grande que nature, est projetée au sol, nous atteint immanquablement. Ça se brise en nous. Quant à Marjolaine Beauchamp, elle nous achève, dos au public, par une supplique au téléphone. Lumière. Applaudissements.

Alain F.
Sam. 23 mars 2013



Les cicatrices de la vie.  
Deux femmes racontent leur mal de vivre, leurs expériences et les sillons que la vie tracent sur elles étant danseuses nues. La vérité nous explosent au visage, c'est tantôt drôle tantôt éprouvant et tantôt dérangeant. Le support musical vient appuyé adéquatement leurs récits.

Denis B.
Mer. 20 mars 2013