Empreintes   
Théâtre
Ven. 3 mai 2013 à 20:00
Théâtre La Chapelle
3700, rue Saint-Dominique, Montréal
  Carte
Gratuit ! (Régulier:30.00$)
        

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Des mois, des années ou des décennies après l'interruption d'une grossesse qu'elles n'avaient pas désirée, des femmes prennent la parole. Elles cherchent à nommer, à comprendre, à accepter ou simplement à partager ce qu'elles ont vécu. L'avortement comme face-à-face avec soi-même, avec nos désirs, nos tabous, nos échecs, nos amours. Les récits de ces femmes s'entrecroisent et se font écho. Que ce soit dans un contexte où l'avortement est illégal, dangereux et stigmatisant, ou encore dans un cadre médical où l'intervention est légalement acceptée, elles ont souvent vécu leur avortement presque en secret, seules même si quelqu'un leur tenait la main.

Sur scène, leurs témoignages prennent forme dans leurs corps, révélant leurs ébranlements ainsi que les images et les questions qui les habitent. Sans pathos, avec des fous rires et des moments de silence. Un concerto de traces d'un événement pouvant être vécu comme un simple curetage, mais qui parfois ne l'est pas.

Le Théâtre à corps perdus est né d'un désir : évoquer ce dont on n'ose parler et ce qui nous laisse sans voix. Nos créations explorent les zones troubles ou secrètes de notre humanité. Révélant émotions et pulsions, le corps est au coeur de notre démarche, tant comme ancrage des enjeux qui nous interpellent que dans notre écriture scénique. Il nous fascine par son pouvoir d'évocation, par sa poésie brute et singulière. Les expériences théâtrales que nous proposons jouent sur la frontière entre réel et fiction. Nous questionnons le rituel du spectacle, en brisant le 4e mur afin de faire de la scène un lieu de prise de parole, ou en conviant le public dans des lieux urbains signifiants. Nous cherchons ainsi à interroger notre relation de spectateur face au monde.

Depuis sa fondation en 2003, le Théâtre à corps perdus a créé Judith (l'adieu au corps), Blanc, Les Châteaux de la colère, Combats et Quelques éclats de verre.

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Vos commentaires

Impossible de rester indifférent(e)  
L'histoire de ces sept femmes racontant leur histoire d'avortement empreinte de sincérité est émouvante. La mise en scène est simple mais très efficace. J'étais captivée comme plusieurs autres spectateurs autant féminins que masculins. Pas facile cette thématique encore malheureusement très tabou mais oh combien réelle & profonde. Bravo pour l'audace de s'y être attarder aussi simplement & efficacement.

Jewel
Lun. 13 mai 2013



Synopsis prometteur, mais bilan quelque peu decevant  
Critique de mon invité = 7 femmes victimes d’une grossesse non désirée cherchent à nommer, à comprendre, à accepter ou simplement à partager l’avortement qu'elles ont vécu. Habitué a d’heureuses surprises dans la programmation de ce Théatre et motivé par un synopsis promettant une poésie brute et singulière, j'y suis allé pour satisfaire ma curiosité et confronter mes préjugés. Malheureusement pour moi, la poésie offrait trop peu d’envergure face aux bons sentiments exprimés. Je me suis senti bien loin de l’univers auquel Lachapelle m’avait habitué, attendant incessamment que la cloche vienne interrompre ces témoignages et qu’un grand prof barbu vienne remercier les participants et nous rappeller qu’il attend notre résumé de la rencontre pour lundi prochain. Meme si la scénographie sobre offrait quelques belles images, les auteurs ont préféré mettre a l’avant l’authenticité des 7 femmes qui nous livrent les pages de leur cahier intime, des écrits qu’on croirait laissés bruts, sans retouches, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur étant la proximité et la vulnérabilité de ces femmes au passé douloureux qui pensent et s’expriment comme nous. Le pire étant ces textes truffé de poésie adolescente, de lieux communs, de clichés, et de répétitions lourdes. Estelle, on a vite compris que tu étais une vrai feministe, et Victoria, on se souvient bien que ta carriere artistique compte plus que tout alors inutile de le répéter a chaque intervention. Sans intrigue face a des enjeux déjà tout tracé avant meme de mettre les pieds dans la salle, l’intéret réside dans les motivations de chacun des personnages et leur facon de comprendre les évenements. Il y a la femme mure qui nous fait vivre un avortement dans les années 60. Et il y a les six autres dans la jeune trentaine, dont chaque déroulement individuel se ressemble. Un peu plus de diversité dans les générations aurait relevé le récit.

Murielle H.
Lun. 6 mai 2013



Émouvant!  
Des excellentes actrices et des beaux textes pour une pièce touchante e bouleversante qui aborde avec franchise et sans tabous un sujet très délicat et toujours d’actualité. J’ai beaucoup apprécié l’idée de comparer le récit des femmes modernes avec celui, très émouvant, d’une femme qui a vécu l’avortement dans la clandestinité pendant les années 60.

Paola P.
Sam. 4 mai 2013



Puissant, très puissant.  
Sept femmes d'âge et de milieu différent tombent en- ceinte et décident de se faire avorter. Elles nous racontent leurs cheminements complets de l'incertitude d'être enceinte jusqu'à l'après avortement. C'est puissant et dérangeant. La mise en scène est formidable vu le sujet de la pièce. On dit que quand une personne meurt même entourée de plein de gens qu'elle meurt seule. On pourrait aussi dire que quand une femme se fait avorter même entourée de ses proches qu'elle se fait avorter seule. À voir absolument.

Denis B.
Mar. 30 avril 2013