Alice SureXposée Alice SureXposée  
Théâtre
Jeu. 2 avril 2009 à 20:00
Espace 4001
4001, rue Berri, Montréal
  Carte
17.50$ / 20 % de rabais! (Régulier:22.00$)
        

Il n'est plus possible de réserver de billets, ce spectacle a déjà eu lieu.

Sur scène, acteurs et danseurs explorent et mettent à nu la fragilité de l’être. Si l’Alice du pays des merveilles est devenue l’image d’une nymphe envoûtante et soumise, notre Alice est celle au corps incontrôlable, au désir inassouvi, insoumise et rebelle. Une Alice qui brise l’icône Lolita pour reprendre possession de son image fragmentée.

www.theatrecameraobscura.com

  Alice SureXposée

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Vos commentaires

Point de vue féminin...  
Quelle pièce lourde de sens! À travers celle-çi on y reconnaît le parcours de nombreuses femmes. Aucune vulgarité mais oh combien de violence. La violence de soi envers soi, la violence de soi envers l'autre figure féminine et vice versa. Chacune d'entre nous devrions voir cette pièce qui porte à l'introspection. Mais tout n'est point noir car avec le temps, les années dirais-je, les conflits entre les Alice et les Barbie intérieures laissent place aux femmes uniques que nous sommes. Du moins voir cette pièce y sensibilise beaucoup car chaque femme a sa place sur l'échiquier, celle qu'elle veut, en fonction de la partie qu'elle a envie de jouer. En tout cas, c'est ce que je vis!

JolyDame
Dim. 5 avril 2009



Alice in hell!  
C'est une chute. Dans l'enfance pourtant. Alice conçue dans un parc d'attraction, avec sa tête aménagée comme un palais de miroir. Alice. Cette petite merveille. Miroir déformant. Alice confrontée à la beauté plastique de Barbie. Sa jalousie. Des têtes arrachées, une jambe amputée. C'est une Alice qui jamais ne ressemblera à Barbie parce qu'elle se veut plus belle que cette figurine surexploitée. Elle veut être le coeur de l'univers. La Reine suprême. Avec son lot de valets pour lui lècher les pieds; dévoués à sa jouissance. Miroir brisé. Tout autour, il y a d'autres reines. Avec des seins, avec des fesses. Féroce compétition. Toutes convoitées. Séduisantes. Puis, il y a son corps qui feint. Attraction chirurgicale : des crampons au cerveau, des greffons de clitoris dans la bouche. Rien n'y fait. Un éclat de verre dans l'oeil. La réalité n'est pas une fiction. Accepter l'inéluctable, ce pénible constat : la vulve est un étui à pénis... Voilà cette pénible réalité qu'exprime Patrice Tremblay dans ce violent et dur spectacle qu'est Alice surXposée. Quoique cela diverge, je ne puis éviter de faire la corrélation avec la production de Dave St-Pierre, Warning. Si St-Pierre explorait, dans cette production, l'emprunt des femmes au comportement masculin, Tremblay se rabat plutôt sur l'imagerie onirique de Barbie, son influence sur le comportement féminin. Appuyé par des danseuses aux jeux très physiques et au physique très enjouable, son message ne peut que porter.

Alain F.
Jeu. 2 avril 2009