Woyzeck Woyzeck  
Théâtre
Sam. 4 avril 2009 à 20:00
Usine C
1345, av. Lalonde, Montréal
  Carte
25.00$ / 28 % de rabais! (Régulier:35.00$)
        

Il n'est plus possible de réserver de billets, ce spectacle a déjà eu lieu.

Woyzeck s’inspire d’un fait divers : le 27 août 1824, le nommé Johann Christian Woyzeck, un pauvre diable, déserteur et sans emploi, est décapité sur la place publique à Leipzig pour avoir assassiné sa maîtresse.

Le personnage taillé par Büchner est, lui aussi, pauvre de condition. Sans avoir, sans savoir et sans aucun pouvoir, il se voit dépossédé de son corps et exploité suivant une série de stratagèmes subtils et pernicieux. Woyzeck manque cruellement de moyens pour se soulever contre un ordre social qui le pressure et l’humilie. Il ne lui reste que Marie, la mère de son enfant : « C’est tout ce que j’ai au monde », avoue-t-il. Et c’est pour elle qu’il améliore sa solde en se soumettant à des expériences médicales. Mais Marie est une femme ardente qui ne peut résister au charme des tambours-majors. Woyzeck, éperdu de jalousie, publiquement bafoué, la poignarde à mort.

Autour de lui évolue une communauté de personnages hétéroclites : le Capitaine et le Docteur, qui symbolisent vraisemblablement la Société ; le Tambour-Major, qui séduit Marie ; Andrès, l’ami de Woyzeck ; l’enfant, le fou et d’autres encore. Ils composent une microsociété bancale, contrastée, parfois enflammée et souvent impitoyable.

Seul dans ce monde inquiétant où rhétorique et belles phrases ne font qu’enfoncer les hommes dans leur aliénation, Woyzeck est livré à la précarité et à la cruauté de l’existence. Sa raison, laminée par la faim et l’offense, hantée par des visions et des voix, vacille et le précipite dans l’abîme.



Une pièce de Georg Büchner
Adaptation pour la scène : Brigitte Haentjens
Avec la collaboration de Louis Bouchard, Fanny Britt, Stéphane Lépine et Marie-Elisabeth Morf.
Mise en scène : Brigitte Haentjens
Avec Marc Béland et Paul Ahmarani, Catherine Allard, Pierre-Antoine Lasnier, Raoul Fortier-Mercier, Gaétan Nadeau, Sébastien Ricard, Évelyne Rompré, Paul Savoie
Et les complices : Colette Drouin, Mélanie Dumont, Anick La Bissonnière, Yso, Claude Cournoyer, Alexander MacSween, Angelo Barsetti, Catherine La Frenière et Jean-François Landry

Une production de Sibyllines
www.sibyllines.com


  Woyzeck

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Vos commentaires

Le théâtre de la vie  
La vie est un spectacle en soi. Mais je ne suis pas en représentation. Petites scènes de la vie quotidienne avec ses nombreux acteurs. Elle marche sur la rue Lafontaine. Le vent la ferait choir sous ses bouclettes avec ce corps à la Giacometti. Un brouhaha dans le fond d'un parc : une seringue emplie d'illusions. Dans les cabinets de l'Usine, un couple ludique, leurs rires étouffés, petite mort : t'auras qu'à prendre la pilule demain... Puis, dans la salle la critique qui incommode l'assistance avec sa lampe d'écriture. Afin de s'innocenter : je suis journaliste plaide-t-elle. La vie est du théâtre dont quelques spectateurs s'évertuent à écrire les lignes. Brigitte Haentjens l'a compris depuis longtemps. Ainsi, est-ce étonnant qu'elle fasse sien ce Woyzeck. Par sa facture toute personnelle, ça me fait penser aux Trois soeurs mise en scène par monsieur Wajdi. En effet, elle s'est appropriée ce texte inachevé, mine d'or pour un metteur en scène, afin d'y installer notre culture. Si le choix de la première chanson de la pièce fait rire, c'est bien parce qu'on ne s'attend pas à découvrir chez un auteur allemand, en occurence Georg Büchner, du Plamondon! Les jalons sont installés. Par conséquent, on prend conscience de la pertinence des chansons au gré du déroulement de la pièce car elles servent non seulement de raccord entre les différentes scènes mais appuient cette adaptation québécoise, à l'orée du surréalisme, fort bien réussi. Les comédiens émergent de l'obscurité. Dansant. La danse occupera une part importante de la pièce ainsi que le chant. Que l'accompagnement musical de Alexander MacSween. Tout gestes semblant chorégraphiés en fait. Les comédiens. Méconnaissables pour quelques-uns. Vraiment, il me faudra du temps avant de reconnaître Paul Savoie avec cette voix métamorphosée et encore plus avec Ahmarani dont je devrais emprunter les lunettes. Vraiment une belle composition que ces personnages. Sébastien Ricard maître ès claquett

Alain F.
Dim. 14 mars 2010



Où est le jeune soldat  
Les articles m’ont conquis ainsi que la réputation précédant le nom de notre MES Brigitte Haentjens. Je ne comprends pas pourquoi cette diplomatie dans la critique de cette pièce. Si vous remarquez, les critiques se pencheront davantage sur le jeu et la réputation de notre MES. La scène est immense, et les va-et-vient sans cesse accentuent cette sensation de vertige. Les dialogues oiseux, je n’ai pu m’identifier à quiconque. Où est le jeune soldat, costume, démarche, geste… ? Où est cette relation cruciale entre le docteur et Woyzeck le cobay? Où cette relation Marie-Woyzeck quasiment inexistante et du manque d'argent ? C’est bien à cause d’elle et de son enfant qu’il se retrouve à subir les mauvais traitements du docteur qui le font sombrer dans la démence. On passe sur ces points importants qui nous forcent à croire que Woyzeck n’est pas fou mais plutôt jaloux de Marie qui a une relation avec le tambour-major. Est-ce là vraiment le message ? Je pense qu’on a détruit tout ce qui a de plus substantiel à la pièce, éliminant le fait qu'il sombre effectivement dans la démence et qu'il soupçonne Marie. Marie ne fréquente pas le tambour –major. Un autre point, nous avions un tambour-major, pas 2, pas 3. Pourquoi toutes ces chorégraphies de groupe? Notre MES est une grande artiste, mais cette adaptation est un échec et la pièce est vraiment trop chère pour ce qui est livré ! Je me suis ennuyé du début à la fin et j’ai même voulu sortir après une vingtaine de minutes. A-t-on manqué de temps pour parachever cette pièce ? Ne pouvant quitter les lieux, je me suis surpris à donner des coups de tête, complice de quelques personnes dans les deux rangées en avant. Le martèlement du plancher était notre caféine. Enfin, j’ai assisté à cette pièce avec un autre œil en me focalisé sur le jeu excellent et remarquable de nos comédiens, notamment Rompré, Savoie et Ahmarani et Béland, pour tirer quelque chose de la pièce.

Gilbert M.
Dim. 14 mars 2010



Déçu...  
Je n'ai pas compris la démarche de la metteure en scène. Je n'ai pas adhéré à son choix de situer l'action dans le Québec duplessiste. Pourtant, j'avais très hâte de voir cette pièce.

Martine L.
Mer. 10 mars 2010



Bravo, bravo, bravo!  
Tout d'abord, j'aimerais remercier et féliciter les comédiens qui ont été d'une grande générosité. J'ai beaucoup aimé la distribution ainsi que la mise en scène. Que dire de l'auteur et du jeu des comédiens qui ont su si bien interpréter ce grand oeuvre. C'était renversant, touchant mais surtout très prenant. Je vous remercie pour cette belle soirée et encore bravo et on se dit à la prochaine.

MomoB
Mer. 15 avril 2009



Sans titre  
Je ne savais pas à quoi m'attendre en allant voir cette pièce car je ne connais pas l'auteur, c'était une découverte. Mais après avoir lu de nombreaux articles je savais que le personnage pricipal Woyzeck est au centre de l'intrigue. Je suis sortie du théatre hier avec la sensation que j'allais loupé quelque chose, j'ai décroché assez vite, je me suis ennuyée malgré les prestations excellentes des comédiens. Fin alement j'ai eu l'impression que la pièce était plus axée sur Marie que sur Woyzeck, elle prend toute la place, et on a l'impression que Woyzeck ne fait que des allées et venues. De plus, les dialogues à la sauce québecoise...m'ont laissé quelque peu perplexe. Tout ça n'enlève rien au jeu excellent des comédiens!

Alexandra G.
Jeu. 9 avril 2009



Oui  
J'y suis allé deux fois.

Matthieu G.
Mer. 8 avril 2009



Comment rendre mauvaise une bonne pièce  
... ou comment confondre adaptation et démolition. Le public rit gauchement quand, aux instants les plus tragiques d'une pièce allemande du 19e siècle, on introduit une chanson de Starmania ou des numéros de GumBoots... mais que les noms des personnages sont Woyzeck ou Anders... La fantaisie est une belle et grande chose, mais ici on en a abusé et surabusé, jusqu'à dissoudre complètement le propos et l'essence du texte. Dommage, car Béland et Evelyne Rompré offrent une performance très poignante. Sébastien Ricard, méconnaissable, est très bon aussi, même s'il défend un personnage inutilement caricatural. Brigitte Haentjens (MES) et Fanny Britt (trad.) ont fait leurs preuves, ce sont de remarquables artistes... mais ici, clairement, elles ont fait de mauvais choix et se sont plantées en adaptant Woyzeck. Pardonnons-leur, puisqu'elles ont osé prendre de grands risques...

Veinsang
Lun. 6 avril 2009



Différent  
Belle mise en scène, belle performance d'acteurs. Je m'attendais à un peu plus, mais j'ai tout de même apprécié. On nous présente quelque chose de différent, de très intéressant. Ça ne m'a pas ébloui, mais tout de même bien diverti.

Chanterelle
Dim. 5 avril 2009



Cris et hurlements : spatio-temporels.  
On entend tellement parler des tueries dans les écoles, et de la violence conjugale, qu’on ne pourrait dire que le sujet n’est pas brûlant d’actualité. Ce sont toujours d’honnêtes gens, aux dires des voisins, sans problèmes… et tout à coup : le drame! Woyzeck représente fort bien, le déroulement, autant que les conséquences auxquelles elles appartiennent. Le jeu des comédiens est impeccable. On ressent tout de suite l’interaction dès le début de la pièce. Tous sont complices les uns aux autres, donnant d’autant plus de crédibilité à l’essence de la matière à réflexion. Pour une première sortie avec les billets promotionnels d’ATUVU.CA, je suis subjuguée : un gros merci à toute l’équipe!

Lise B.
Dim. 5 avril 2009



Ça fait mal à l'âme  
C'est une pièce qui m'a tenu en haleine du début à la fin. D'entrée de jeu, le décor nous aspire par ses lignes convergentes; l'arrivée des personnages sur un plan incliné en arrière du plateau donne de l'ampleur et crée un inconfort qui sert bien le jeu des comédiens. Tous se donnent généreusement, sans pudeur et avec beaucoup de talent. La souffrance de Woyzeck est illustrée de façon brillante et prenante. J'ai été touché. La musique, bien présente, est toujours juste.

Richard P.
Mer. 1 avril 2009



Belle performance!  
Ce fut pour moi une très belle soirée! Les performances sont époustoufflantes, j'ai particulièrement aimé Marc Béland et Sébastien Ricard. On aurait aimé voir ce dernier davantage tellement sont l'interprétation est juste et fougueuse. Un vrai taureau prêt à rugir. La scénographie est impressionnante, mais on se questionne un peu à savois si la scène n'était pas trop grande pour cet univers. Malgré tout, la mise en scène est excellente! Bravo!!

Valérie P.
Lun. 30 mars 2009



Chef d'oeuvre et cela sans hésitation  
Production et distribution a mon avis des plus exceptionnelle. Tous travaillent dans l'unité de la représentation. Sébastien Ricard devrait penser a intégrer la danse a claquettes dans les shows de Loco Locas loll. Scénographie des plus simple et en même temps des plus inattendus. Toute la place est laissé aux mots même s'ils ne veulent rien dire. Belle intégration de chansons québécoises qui rejoignent notre imaginaire. C'était pour Brigitte Haetjens a risque car Denis Marleau avait déja fait une mise en scène exceptionnelle de cette pièce. Mission accomplie et je n'ai aucune hésitation a lui mettre 5 étoiles et je m'en vais tout de go vérifier dans mon profil si j'avais indiqué Brigitte Haetjens dans mes favoris.

Yves P.
Sam. 28 mars 2009



Plus que moins  
On pourra discuter du choix de transposer à l'époque actuelle cette pièce maîtresse du réalisme allemand et en quoi, comme le soutient BH cela aide à la compréhension de la pièce : il faut parfois faire confiance au public. Je me demande si la dramaturgie n'écrase pas un peu la pièce et les comédiens en surlignant la symbolique, sans pour autant, n'en déplaise à BH, faciliter la lecture de l'intention de l'auteur. La représentation est en effet très exigeante et requiert une attention de tous les instants : j'en suis sorti vidé. J'aimerais bien que les metteurs en scènes pensent un peu à nous (et aux comédiens) et renouent avec la tradition de l'entracte... À ces quelques réserves près, une bonne soirée. J'aimerais, en post-scriptum, signaler à certains intervenants que le théâtre est fort peu coûteux à Montréal par rapport à d'autres capitales canadiennes (et européennes). Sur quoi peut-on, par ailleurs se baser pour juger « que c'est trop cher pour ce que c'est » : veut-on du théâtre Costco ?

Claude B.
Ven. 27 mars 2009



INTENSE  
Excellent, à voir ! Les comédiens sont d'une intensité remarquable.

Sylvie L.
Jeu. 26 mars 2009



Bon. Sans plus...  
Globalement, j'ai été un peu déçue. Décor efficace. Tous les acteurs maculins sont excellents, surtout dans les plus longues tirades; Paul Savoie en particulier. Le jeu des comédiennes est plus faible et ce déséquilibre affecte leur "relation" avec les personnages masculins. La mise en scène est très très exigeante physiquement; ils doivent tous sortir de scène épuisés... et à la fin j'étais aussi un peu fatiguée de ce va-et-vient parfois trop bruyant. Comme la vie certes mais...

Agathe S.
Jeu. 26 mars 2009



Frappant!  
Dès qu'on entre dans la salle, on est frappé par une scénographie impressionnante et digne de l'architecture moderne. Simple pourtant, mais très efficace. D'excellents acteurs, sollicités dans plusieurs aspects de leur art. Un univers intéressant créé par l'unique Brigitte Haentjens.

Rosalie J.
Mer. 25 mars 2009



Déception  
Belle performance d'acteurs, mais je n'ai pas tiré grand chose de la pièce. Mon invité non plus. Le prix d'entrée trop cher devait être pour payer la belle distribution parce que c'était trop cher pour ce que c'était.

Steve D.
Mar. 24 mars 2009



Courrez voir Woyzeck  
Beau et rude, comme Sébastien Ricard que je ne verrai plus de la même façon. Acteurs sidérants.

Marie-Chrisine S.
Lun. 23 mars 2009



Bravo!  
Quelles performances d'acteur! Et une histoire très touchante! Merci!

Mireille T.
Dim. 22 mars 2009