La Charge de l'orignal épormyable La Charge de l'orignal épormyable  
Théâtre
Mar. 7 avril 2009 à 20:00
Théâtre du Nouveau Monde
84, rue Sainte-Catherine O., Montréal
  Carte
2 pour 1 ! (Régulier:50.00$)
        

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Une parole affamée et dévorante, revendicatrice et amoureuse, le combat d’un ogre de la langue contre toutes les portes fermées !

À corps perdu. Féroce coup de gueule contre l’engourdissement des consciences et le petit fascisme ordinaire, La Charge de l’orignal épormyable a marqué au fer rouge l’histoire du théâtre québécois. Dans une langue rebelle et novatrice, Gauvreau s’y révèle un fabuleux imprécateur dont l’oeuvre appelle un Québec nouveau, libre et désentravé. Le 9 août 1948, il y a tout juste 60 ans, le peintre Paul-Émile Borduas et un groupe d’artistes lancent le manifeste Refus global. Claude Gauvreau en est un des signataires les plus engagés. Il est poète, dramaturge et polémiste. Dix ans plus tard, il signe un autre brûlot violent et émouvant contre l’oppression et la terreur : La Charge de l’orignal épormyable, dans lequel un homme s’élance à corps perdu pour défoncer des portes fermées à double tour. Cet homme, alter ego de Claude Gauvreau, s’appelle Mycroft Mixeudeim. Il mesure six pieds six pouces. Il est grand et fort, mais pourtant, cet être pur et naïf a été transformé en cobaye par quatre analystes du comportement humain. Manipulé, blessé, livré à des jeux cruels, il fonce, tel un être fantastique et formidable, tel un orignal épormyable cherchant à échapper à sa prison psychique, cherchant à abattre les cloisons de son univers concentrationnaire.

Claude Gauvreau est l’un des auteurs fétiches de Lorraine Pintal. Après Le Vampire et la Nymphomane, opéra de Serge Provost sur un texte du poète, après Les oranges sont vertes et L’Asile de la pureté au TNM, la metteure en scène, soutenue ici par une distribution exceptionnelle — des acteurs et des actrices à la stature de géants —, poursuit son dialogue intense et vibrant avec ce puissant haut-parleur qui jamais n’a trouvé le repos jusqu’à sa mort tragique. Toujours, cet écrivain furieusement vivant s’est tenu debout et a fait face. Toujours Lorraine Pintal, délinquante par principe, ennemie des lieux communs et du statu quo, a fait entendre des oeuvres où le pouvoir est questionné, fissuré, mis en échec. Gauvreau — Pintal : deux orignaux prêts à empaler le conformisme et la tiédeur. La Charge de l’orignal épormyable : une invitation à abattre les cloisons.

Texte de Claude Gauvreau
Mise en scène Lorraine Pintal
Avec Éric Bernier, Céline Bonnier, Francis Ducharme, Didier Lucien, Pascale Montpetit, Sylvie Moreau et François Papineau

www.tnm.qc.ca

  La Charge de l'orignal épormyable

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Vos commentaires

Charge émotionelle  
C est une pièce qui nous brasse l intérieur. Pour ma part je l ai appréciée mais après avoir pris un recul. À la fin de la pièce je ne pouvais dire si j'avais aimé ou non. Mais le lendemain, je pouvais dire oui, que c était une très bonne pièce. François Papineau porte toute la charge émotionnelle sur ses épaules. Quel comédien!

Maryse I.
Dim. 9 août 2009



Un peu long....  
Très bon texte. Bonne interprétation des comédiens. Beaucoup trop long pour le sujet posé. Aucun entract pour 2h15 de pièce. Soyez en forme avant d'y aller car la pièce est un peu ''Drainante'' et lourde. Serait sûrement mieux sous forme de livre. À vous de voir...

Sonia
Ven. 17 avril 2009



Bouleversant!  
Je m'attendais à être étonné par ce que j'entendais, lisais cette oeuvre de Gauvreau: un héros plus grand que nature, un langage inventé. Mais je ne croyais pas que je serais si ému par le sort fait à cet être pur et blessé que l'on torture mentalement. Quand on connait la vie de Gauvreau et que l'on constate que tout cela est largement autobiographique, c'est bouleversant. François Papineau joue magnifiquement.

Michel G.
Mar. 14 avril 2009



Épormyablement bon!!  
Après avoir lu quelques textes de Gauvreau, ce fut pour moi une chance inouie de voir La Charge de l'orignal sur scène. Loraine Pintal a fait un travail de maître sans surcharger l'espace et le jeu. La scénographie est impressionnante, présentant un décor d'une belle froideur et profondeur. Les performances des comédiens sont excellentes. J'ai été surprise par l'interprétation de François Papineau dans le rôle de Mycroft, mais j'ai particulièrement adoré Céline Bonnier, Éric Bernier et Francis Ducharme. Ce dernier dépeint le personnage impassible de Becket-Bobo magnifiquement. Un moment marquant : la tyrade finale de Mycroft... « Il faut poser des gestes d’une si complète audace que même ceux qui les réprimeront devront admettre qu’un pouce de délivrance a été conquis pour tous. » Une belle satire de notre société.

Valérie P.
Mer. 8 avril 2009



Bravo!  
Une mise en scène contemporaine d'un texte qui n'a pas pris une ride. Le jeu de François Papineau est excellent et celui de Pascale Montpetit, rafraichissant. Merci!

Claude B.
Mer. 8 avril 2009