Mange-moi + The Principle of Pleasure Mange-moi + The Principle of Pleasure  
Divers
Jeu. 17 septembre 2015 à 20:00
Théâtre La Chapelle
3700, rue Saint-Dominique, Montréal
  Carte
Gratuit ! (Régulier:25.00$)
        

Il n'est plus possible de réserver de billets, ce spectacle a déjà eu lieu.

PROGRAMME DOUBLE

[MANGE-MOI]

Mange-moi est le regard d’une femme contorsionniste sur une pratique qui l’a doucement dévorée de l’intérieur. Selon sa propre expérience, cette tradition a été synonyme d’une certaine naïveté enfantine, de prouesses débridées et d’images suggestives. Mange-moi met à nu ce corps contorsionniste, rendant la performeuse et le spectateur qui la regarde pleinement conscients de sa fragilité, de sa sexualité, de sa féminité.

« Un spectacle exigeant, mais parfaitement maîtrisé par une artiste qui a su osmoser les genres du cirque, du burlesque, du théâtre et de la danse contemporaine. »
- Normand Babin, Montrealistement, 2014



INSPIRATIONS
Mange-moi est une réflexion sur l’art de la contorsion, qui est très souvent dédié à de jeunes filles, et de ce qu’elle suggère comme représentation sexuelle à l’œil voyeur du spectateur. Cette pièce est un passage vers la conscientisation, parfois douloureuse, de l’œil qui la regarde ; qui regarde son corps – objet, de sorte à retrouver une fragilité intérieure, la force intérieure d’une femme. Mange-moi questionne, par ce corps nu, le rapport entre nudité corporelle et celle de l’âme.

BIOGRAPHIE
Fondatrice de Nadère arts vivants, Andréane Leclerc a gradué de l’École nationale de cirque en 2001. Concevant la contorsion comme une technique corporelle malléable capable de générer un monde de sensations et d’imageries mentales auprès du spectateur au-delà du spectaculaire, elle crée aujourd’hui des pièces expérimentales circassiennes ainsi que des performances conceptuelles - Di(x)parue, Cherepaka, Insuccube, Mange- moi, Corps sculptural. Andréane possède cet intérêt particulier pour la scène de performances et continue d’interpréter pour des chorégraphes et metteurs en scène tels que Dave St-Pierre, Angela Konrad et Peter James. En 2013, elle termine une maîtrise sur la dramaturgie de la prouesse au département de théâtre de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) sous la direction de Marie-Christine Lesage. La même année, elle met sur pied la compagnie Nadère arts vivants, pour qui elle assure la direction artistique.

CONCEPTION
Andréane Leclerc
CONCEPTION MUSICALE
Luce Bélanger
PERFORMANCE
Luce Bélanger, Marie-Eve Bélanger, Andréane Leclerc
LUMIÈRE ET DIRECTION TECHNIQUE
Karine Gauthier
RÉGIE
Audrey-Anne Trudel
DIRECTION DE PRODUCTION
Camille Leblanc

//

[THE PRINCIPLE OF PLEASURE]

The Principle of Pleasure est un solo de danse inspiré de CitiBar, la boîte de nuit montréalaise qui attirait comme clientèle des femmes transgenres et leurs admirateurs. Le solo puise dans les codes de conduite et les façons d’être propres à ce bar, afin d’imaginer différemment le rapport entre le public et l’interprète dans une salle de spectacle. Cette pièce explore les possibilités extatiques et exutoires provoquées par l’écroulement des conventions qui structurent les interactions humaines. En incorporant des notions de voguing et de striptease, Gérard Reyes réexamine les mêmes sujets qui avaient motivés Yvonne Rainer à rédiger le fondateur No Manifesto - un questionnement sur les valeurs performatives en tant que pratique et le rapport entre le public et l'interprète. Contrairement au No Manifesto, qui rejette le « glamour », « le spectaculaire », « l'éccentricité » et « la séduction du public », The Principle of Pleasure célèbre la danse virtuose, les costumes transgressifs et l'éclairage dramatique. Au son de remixages de la vedette pop Janet Jackson, cette pièce explore la joie et le sentiment de libération qui peuvent survenir lorsque l’on met en pièces la hiérarchie conventionnelle qui définit les relations humaines.

INSPIRATIONS
J’ai commencé mon exploration du plaisir parce qu’il en manquait dans ma vie. Performer sur scène ou être en tournée n’avaient plus de charme et m’ennuyaient. Pour reprendre contact avec la joie que pouvait me procurer la danse, j’ai décidé de rechercher de nouvelles façons d’être. J’ai recommencé à écouter la musique de Janet Jackson, tout particulièrement ses premières chansons. À la même période, mes amis et moi avons commencé à nous habiller en drag pour sortir dans les bars. Nous avons commencé à passer du temps au CitiBar, un endroit de prédilection de la communauté trans montréalaise, et dans les bars de striptease de la rue Ste-Catherine. J’ai poussé l’expérience plus loin. Je suis allé à New York pour étudier le vogueing aves des vogueurs légendaires qui m’ont appris à incorporer tous les aspects de ma personnalité au sein d’une seule danse. Je suis retourné en studio pour créer The Principle of Pleasure avec un sentiment nouveau, celui de l’absence de peurs.

BIOGRAPHIE
Gérard Reyes est un chorégraphe, interprète et professeur de danse qui évolue entre Montréal et Berlin. Il a travaillé pour des chorégraphes de renom tels que Benoît Lachambre, Marie Chouinard, Noémie Lafrance et Bill T. Jones. Gérard gagne un prix Gemini pour sa performance dans le film de Marie Chouinard, Body Remix: les variations Goldberg. Depuis le début de sa carrière chorégraphique en 2011, Gérard crée plus de vingt pièces qui ont été présentées en Amérique du Nord et en Europe dans des théâtres, galeries d'art, bars, clubs, ainsi que des vidéos diffusées sur Internet. En 2013, il reçoit une subvention conjointe du Conseil des arts et des lettres du Québec et du New York State Council on the Arts pour participer à une résidence chorégraphique à New York où il étudie le vogueing et crée les prémices de son premier solo, The Principle of Pleasure. Une version courte de ce solo a été présentée au Rhubarb Festival de Toronto en février 2014, ainsi qu’à New York et à Porto la même année.

DIV align='center'>

www.lachapelle.org

  Mange-moi + The Principle of Pleasure

Inscription
Fil culturel | Divers

Faites connaissance entre membres!


Également à l'affiche
  Pike River Blues Band
  Les Passagers et la Bronze
  Les tireux d'roches
  Mardis métissés – Queen Ka - Le cocon
  Quartom – Acte III
  One night with Elvis
  The Musical Box
  Guy Lépine
  Audree and the Flying Cats
  Hommage à David Bowie
  Quatre saisons 2.0
  Chantons Noël avec Cavelle-Nell Romeo
  Pierre Flynn – Sur la terre
  Samuel Bonnet Solo Project + guests
  Fantaisies de Disney



Vos commentaires

Spectacle plutôt décevant.  
La première partie était la meilleure. On y voit une fille contorsionniste qui se dénude comme pour séduire une femme devant elle et qui finissent par se fusionner. La deuxième partie on voit un homme genre d'androgyne qui offre une prestation finalement de n'importe quoi car je n'ai pas compris où il voulait en venir. J'aurais dû lire le programme. Mon invité n'a pas vraiment aimé non plus.

Denis B.
Dim. 20 septembre 2015



Nudité et étrangeté  
Belle première partie ou une contorsionniste et une acolyte se relance dans un jeu où l'objectif semble être de changer de peau. La contorsionniste est dénudé mais ne fait jamais de mouvement vulgaire. Il y a une pianiste qui accompagne merveilleusement le duo, La musique est étrange et belle à la fois. J'ai beaucoup aimé cette courte première partie du spectacle (plus ou moins 20 minutes). Dans la deuxième partie pour le spectacle principale (environ 90 minutes) nous sommes plus dans l'étrange où un homme délicat et viril à la fois qui est habillé en vêtement sexy féminin dance et se dandine, se regarde et nous provoque à la fois. Il fais éclater le rapport scénique en faisant descendre tout les spectateur pour l'accompagner sur la scène, Il finit par se dévêtir aussi et tente de repousser les limites établit. Un peu long à mon sens mais vraiment singulier.

Gaétan L.
Ven. 18 septembre 2015



Gourmandise  
Des deux parties de la soirée, j'ai préféré la première, soit Mange-moi. Une femme contorsionniste exécute des mouvements suggestifs. Son numéro a de grandes ressemblances avec la danse contemporaine.

Daniel L.
Ven. 18 septembre 2015



«Spécial et inusité»  
Que dire de ce spectacle en 2 parties très différentes l’une de l’autre, si ce n’est que le seul rapprochement est la nudité des personnages, et le changement de sexe. La première partie était jouée, si je peux utiliser cette expression, par trois femmes, l’une au piano (musique un peu bizarre), l’autre assise sur une chaise et regardant la troisième enlever ses vêtements les uns après les autres, jusqu’à la complète nudité, tout ça en faisant des mouvements d’extrême contorsion. La 2e partie est «joué» par un homme tout habillé de filets, dont on voit très bien le bas du corps. Lui aussi se contorsionne, mais pas autant que sa consoeur, et le public est invité sur scène avec l’artiste. L’ambiance enfumée, devient un peu- beaucoup à tendance-bar. Le danseur invitait des personnes du public à le rejoindre, ces dernières venaient. Peux-t-on dire que ce racolage se faisait dans le respect? Je pense que oui. Lui aussi a tout enlevé ses filets, jusqu’à nudité complète. Le public était invité à prendre des photos, alors que l’artiste prenait des poses. Mon conjoint est sorti à un moment donné, écoeuré, mais je suis restée jusqu’à que ce dernier revienne me chercher, car notre transport adapté était arrivé. Comme lui, j’ai moins apprécié cette deuxième partie, mais je suis restée quand même.

Marie T.
Mer. 16 septembre 2015