Blackbird Blackbird  
Théâtre
Jeu. 30 avril 2009 à 20:00
Théâtre Prospero
1371, rue Ontario E., Montréal
  Carte
20.00$ / 25 % de rabais! (Régulier:27.00$)
        

Il n'est plus possible de réserver de billets, ce spectacle a déjà eu lieu.

Le Groupe de la Veillée présente Blackbird de David Harrower.

Quinze ans après l’aventure érotique d’un homme mûr avec une très jeune fille - beaucoup trop jeune pour que cela reste sans conséquences personnelles et légales graves - l’homme et la femme se rencontrent inopinément. Mais pas par hasard. Non. La femme, aujourd'hui adulte, a tout fait pour y arriver. Pourquoi? Ont-ils des choses à se dire? Pour elle, c’est impératif : elle ne pouvait pas ne pas retrouver cet homme. Elle devait l’approcher, le confronter et plus encore : se dévoiler, se montrer, telle qu’elle est maintenant, grande et mûre. Bien sûr, le syndrome de Lolita flotte dans l'air, mais sans jamais être nommé. On ne verse pas ici dans les bonnes intentions, ni dans les condamnations faciles.

La femme n’est pas simplement une victime ou - certainement pas - uniquement la victime. Elle ne veut pas de ce rôle et elle doit s'en sortir. Elle veut être pleine et complète. Elle veut, si l’on peut dire, être complétée. C’est un impératif aussi fort que l’instinct de survie. Tous deux retrouvent leurs ambiguïtés, leurs impulsions mi-conscientes. Ils découvrent les malentendus et les malchances du passé. Sous un tas de résistances, d'interdits, de blocages, elle, la femme, Una, veut découvrir l’authenticité et, pourquoi pas, la pureté de ses impulsions d’enfance. Et l’homme?

David Harrower, né à Edimbourg en 1966, est un dramaturge écossais et britannique de la nouvelle génération, acclamé déjà pour sa première pièce Knives in hens (Des couteaux dans les poules). Parmi ses autres pièces, mentionnons : Tuer les vieux et torturer les jeunes (1998), Presence (2001), Dark Earth (2003). Blackbird remporte de nombreux prix et est jouée en Allemagne, en Autriche, en Suède, en Norvège, aux Etats-Unis. Il s’agit donc d’une première canadienn

Traduction: Étienne Lepage
Mise en scène: Téo Spychalski
Avec: Gabriel Arcand, Catherine-Anne Toupin et Rebecca Vachon
Décors: Véronique Bertrand
Lumières: Mathieu Marcil

  Blackbird

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Vos commentaires

Quelle prestation !  
Bravo! bravo aux trois comédiens, mais surtout à l'interprète de Una. Une interprétation magistrale.

Michelle M.
Dim. 24 mai 2009



Sulfureuses zones grises  
Sujet délicat s'il en est, la pédophilie est montrée dans tout ce qu'elle a de tordu dans cette pièce écossaise, bien traduite en québécois. La victime, devenue grande, revient voir son agresseur. Durant une heure et demie, on découvre les sentiments troubles qu’elle ressent toujours à l’endroit de celui dont elle s’était amourachée à 12 ans, et qui a refait sa vie après une peine de prison. Comme dans le film Post-mortem, Gabriel Arcand réussit à rendre humain son personnage, qu'on qualifierait de pervers. Catherine-Anne Toupin joue pour sa part une jeune femme brisée à jamais, très émouvante. Un spectacle qui fait réfléchir sur une réalité qui n’est pas en noir et blanc.

Lili M.
Dim. 24 mai 2009



Jeu des comédiens  
C'est un sujet qui a mon avis est assez difficile a jouer et les deux comédiens l'ont fait avec brio. Avec une grande intensité les deux acteurs ont su nous montrer une sensibilité a travers le manque de jugement d'un adulte sur une enfant innocente. Bravo et merci à vous deux!

Raymond R.
Mer. 13 mai 2009



Un texte formidable  
J'ai beaucoup apprécié l'adaptation d'Étienne LEPAGE de ce texte de David HARROWER. Mais ce qui est le plus remarquable est la performance de Gabriel ARCAND; torutré, dont l'exacerbation monte graduelleemnt, tout en nuance. J'ai adoré ARCAJD. Merci pour ce spectacle de coeur.

Jasmine L.
Mer. 13 mai 2009



Géniale incommunication  
Sujet très lourd, habilement traité. Excellent jeu des comédiens. Une délectable soirée.

Antoine T.
Mer. 13 mai 2009



Magistral et émouvant!  
Je me suis sentie très privilégiée d'assister à un tel duo d'acteurs dans cette excellente traduction. J'ai été littéralement transportée par la succession des émotions et l'intrigue amoureuse qui nous demandent de mettre de côté toute idée préconçue. Une soirée magique.

Emmanuelle M.
Mer. 13 mai 2009



Touchée!  
Une première pour moi au théâtre Prospero. Une très bonne place. J'étais prête. Blackout complet et une voix qui chante Blackbird...Où vais-je me disais-je? Quel jeu qu'on en oublie le jeu pour entrer dans leur vie, leurs blessures, le non-expliqué. Une autre avenue pour nous amener ailleurs que dans les cases où on met souvent tout du même genre. Des moments très émouvants, une intimité troublante,une soirée intense. Bravo aux comédiens! Je ne sais pas quant aux autres, mais je suis resté avec un point d'interrogation à cause de l'élément qui s'ajoute à la fin de là pièce. J'avais cru à Ray mais à la fin un doute s'est installé. Je suis sortie en fredonnant Blackbird. Tout à fait heureuse de ma soirée Merci

Clairette P.
Mer. 13 mai 2009



J'aurais voulu me lever pour applaudir...  
Blackbird. On aborde ici un sujet tellement troublant, celui d'une rencontre (amoureuse?) entre un homme de quarante ans et une jeune de douze ans. Qui faut-il croire? Que faut-il croire? Rien n'est certain, le questionnement ne cessera jamais. Pourtant les personnages ne cachent pas grand chose! On ne peut pas pardonner à l'adulte pour ses actions passées; on comprend un peu mieux, on n'accepte pas. Gabriel Arcand et Catherine-Anne Toupin se triturent et nous jettent leur souffrance sans cesse. J'aurais voulu me lever pour applaudir à la fin; j'en étais incapable, trop assommé...

Richard P.
Mer. 13 mai 2009



Ça fesse dans le dash  
Dialogue des plus intense entre les deux personnages de la pièce. J'ai bien aimé que la morale y soit un peu bousculé. Interprétation des plus intense de Gabriel Arcand et de Catherine-Anne Toupin. Normalement je n'aime pas les pièces trop bavarde mais la, j'ai adoré. La barre est très haute pour la visite de la France qui présente cette pièce dans la nouvelle programmation du TNM.

Yves P.
Mar. 12 mai 2009



Des acteurs puissants avec un sujet pas évident à interprêter.  
Je viens d'assister à un duel intimiste jouer à la perfection qui peut déranger parfois dans le sens où comme spectateur on a l'impression d'être de trop.C'est comme si ces deux personnages avaient des comptes à se rendre, comme si cette conversation était nécessaire pour les faire avancer.Chacun défend ses sentiments et ses impressions vécues.On en vient à se demander qui est la victime et qui est le bourreau pour finir par un dénouement habile qui fait en sorte que l'histoire ne s'arrête pas là et que peut être, rien n'est réglé.

Béatrice Q.
Mar. 12 mai 2009



C'est quelque chose... ouf!  
L’abus sexuel n’est pas un sujet facile à traiter et cette pièce le fait sans détour. Nous assistons en temps réel à la rencontre, une quinzaine d’années plus tard, d’une victime et de son abuseur avec les confessions, les non dits, les doutes, la colère, parsemés de souvenirs malheureux et peut-être même heureux. Dès la première seconde de la pièce, avant même qu’une seule parole ne soit prononcée la tension nous coupe le souffle jusqu’à la toute fin, 90 minutes plus tard. Les dialogues sont durs et les vérités font mal. Le jeu des comédiens est tout à fait impeccable et Gabriel Arcand livre ici une très, très grande prestation qui vaut juste à elle le détour. Le seul bémol à mon avis serait au niveau des décors, je n’ai pas tout à fait saisi la pertinence de tous ces détritus sur la scène. Je recommande fortement cette pièce, c’est un must

Chantal S.
Mar. 12 mai 2009



D'une grande finesse!  
Traitement d'une grande finesse d'une problématique vraiment délicate (l'abus sexuel). Tour à tour, l'agresseur devient la victime et la victime devient l'agresseur. Oeuvre toute en finesse. La pesanteur s'installe progressivement... La performance d'Arcand à elle seule mérite le détour! À voir!

Simon C.
Mar. 5 mai 2009