Festival Nuits d'Afrique | Watcha Clan Festival Nuits d'Afrique | Watcha Clan 
Musique
Dim. 19 juillet 2009 à 20:30
Kola Note
5240, avenue du Parc, Montréal
  Carte
2 pour 1 ! (Régulier:35.00$)
        

Il n'est plus possible de réserver de billets, ce spectacle a déjà eu lieu.

Inspirés par leurs origines et par la mosaïque culturelle caractéristique de leur ville, Marseille, les membres du groupe mêlent adroitement chaâbi algérien, musiques électroniques, hip-hop et rythmes est-européens pour un résultat vivifiant.

Watcha Clan est né à Marseille il y a dix ans, grâce à l’association de quatre artistes libres et déterminés à le rester : Sista K, Clem, Matt et Soupa Ju. Leur énergie et leur curiosité leur ont permis de se façonner un style original et de sortir quatre albums autoproduits : Live au Cabaret Rouge (2001), Nomades A.K.A. (2002), Le Bastion (2005) et Live Injection (2006).

L’année dernière, le groupe a sorti Diaspora Hi-Fi, produit par la maison de disque allemande Piranha. Sous-titré «Caravane méditerranéenne», l’album revendique leur volonté de mêler les styles musicaux : Maghreb, Europe de l’Est, Espagne accompagnés de sons électroniques. «Pour nous, le nomadisme est une manière de rester libre, soutient Clem. Notre musique est une recherche permanente. C’est un peu comme un laboratoire. On essaye d’être cohérents dans la combinaison des ingrédients, qui ne sont pas toujours faits pour aller ensemble».

Pour concevoir cet album, le groupe s’est installé successivement en Algérie, au Maroc et en Espagne. Ils y ont rencontré Nassim le «khouya» d’Oran, les Gadiriens d’Amarg Fusion, les frères Bourbia, les deux MCs du groupe oranais Tox… Ces musiciens traditionnels, ces rappeurs, ces chanteurs les ont accompagnés durant plusieurs semaines pour créer d’improbables fusions musicales. Ce fut aussi l’occasion pour Sista K, la chanteuse et guitariste, de mieux connaître ses origines paternelles. La voix du groupe est certes ashkénaze par sa mère, mais sépharade et berbère par son père, un militant indépendantiste algérien. Elle peut chanter en arabe, en hébreu, en anglais, en espagnol et en français. Une large palette culturelle à l’image de sa ville d’origine, Marseille. «C’est une ville qui nous inspire, car elle est une mosaïque culturelle, explique-t-elle. Historiquement, Marseille a toujours été un lieu où les immigrés savaient vivre ensemble, qu’ils soient juifs, musulmans ou autres. Malheureusement, aujourd’hui, cette cohabitation harmonieuse est en train de devenir un problème».

Comme plusieurs groupes mêlant cultures du sud et occidentales, Watcha Clan a su insuffler une nouvelle énergie dans le paysage musical, passant du chaâbi algérien aux musiques électroniques, du hip hop au groove chérifien. Ajoutons à ce mélange une pointe de chansons et de rythmes d’Europe de l’Est. La recette parfaite pour une musique étonnante, décapante et vivifiante.

www.festivalnuitsdafrique.com

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Vos commentaires

Métissage qui groove!  
Impossible de rester assis sagement sur son tabouret: la musique est soit envoûtante (ambiances électros, mélopées maghrébines), soit tellement rythmée et enlevante, que bien vite, la piste de danse est pleine, les bras sont en l'air, les hanches roulent... Les voix sont magnifiques et les musiciens (contrebasse, guitare, accordéon, bidouillages électros, flûte, percussions du Magrheb, etc.) sont très très bons. Et avec le spectacle visuel de la chanteuse qui danse de façon exquise façon africaine ou baladi)... À voir, à écouter, à danser!

Annabelle G.
Lun. 20 juillet 2009