Festival du Jamais Lu Festival du Jamais Lu  
Théâtre
Jeu. 10 mai 2007 à 19:00
O Patro Vys
356, av. du Mont-Royal E., Montréal
  Carte
8.00$ / Billet gratuit avec invité!
(Régulier:10.00$)
        

Il n'est plus possible de réserver de billets, ce spectacle a déjà eu lieu.

19 heures

Discussion-conférence

Écrire dans un pays en voie de développement
Avec : Euloge Beo Aguiar du Bénin, Jean Kantchébé du Togo et Hala Moughanie du Liban.
Animée par : Marcelle Dubois

20 heures

Volet international – TOGO
En collaboration avec Écritures Vagabondes

Titre: L’autre bord
Texte: Jean Kantchébé
Mise en lecture: Annie Bélanger
Distribution: Lyne Dufort, Jean Maheux et Benoît Paradis

Synopsis: Dans une société qui n’en est plus une, où l’engagement ne se prononcent pas, où la réprime enlève le masque, la jeunesse est faite de détermination légitime d’en finir, mais aussi de naïveté que tout peut finir tout de suite. Un père est toujours d’abord un père, jusque dans l’entêtement et les maladresses des enfants. Et voici les grands sont petits et les petits des grands. Un père de famille inquiet protège ses enfants au point de se faire lâche. Une marche de protestation tourne à l’émeute- répression. Le père se retrouve sur les lieux du drame à la recherche de sa fille.

Phrase sur la résistance : Je n’écris pas pour dire quelque chose, non j’écris pour dire tout simplement. L’écriture est une sorte de soulagement apporté à un dérangement, comme une envie de se gratter. Se demande-t-on « comment je vais me gratter ? A qui ça ferait plaisir si je me grattais comme ceci ou comme cela ? Ou pourquoi je gratte donc ? » Non. Quelque part ça vous démange, on se gratte, on a du plaisir et on est soulagé. Mais c’est en ce moment précis, pendant qu’on se gratte la peau, pendant qu’on écrit, qu’on se rend compte de la gravité du mal qu’on portait, de l’épaisseur de la boue dans laquelle on est plongé et de la lourdeur des jours qui refusent de passer. On se rend compte de sa maison, de son pays, du monde et des autres tout aussi démangés. Et on se dit qu’on devrait continuer d’écrire, de s’écorcher la peau pour se donner du plaisir et pour rencontrer les autres et se sentir vivre.

Suivi de

Volet international – BÉNIN
En collaboration avec Écritures Vagabondes

Titre : Séuta…
Texte : Euloge Beo Aguiar
Mise en lecture : Philippe Ducros
Distribution : Karim Bourara, Denis Graveraux, Mireille Metellus, Elkahna Talbi, Wildemir Normil, Erwin Weche et un autre comédien

Synopsis: Séuta évoque l’Afrique…Ceux qui l’ont faite, ceux qui la font et ceux qui la défont. Séuta c’est aussi entre autres questionnements : Pourquoi des bras valides, dont l’Afrique a tant besoin pour se développer, prennent-ils des pirogues de fortune pour aller là-bas ? Pourquoi des villages entiers rassemblent leurs pauvres revenus pour envoyer ces bras valides en aventure ? Pourquoi ? Séuta voudrait aussi, dans un style qui lui est propre, évoquer la réalité nouvelle de l’informatique. L’action se déroule dans un laboratoire étrange qui est en fait un check point où tous ceux qui y arrivent sont traités comme des machines informatiques devant être déprogrammées avant d’être acheminés vers on ne sait où.

Phrase sur la résistance : Encre de mystère et de paroles interdites ! Encre de violence et d’amour ! Encre hurlante ! Encre murmurante ! Encre ! Encre de guerre et de paix ! Encre magique ! Encre fantastique ! Encre rebelle ! Encre plurielle ! Quand dans les méandres et l’alchimie des mots, tu nous emportes noir sur blanc au-delà et au-dedans de nos rêves enfouis et des réalités innommables, de quel rêve veux-tu que j’accouche dans le lit des inégalités, si ce n’est au moins d’écrire à défaut de me faire hara-kiri contre la misère et les misères de ce monde parfois si bas ? Encre ! Encre je crie ! Encre j’écris ! Car écrire pour moi c’est me kamikazer avec les mots contre tous les maux ! Qu’il me le soit permis : chez moi on dit j’ai parlé !

Le Festival du Jamais Lu est au théâtre, ce que la performance live est à la musique. Un accès direct aux dramaturges émergents, un moment brut et unique. Sans ambages ni pudeur, une quinzaine d'auteurs de la nouvelle garde offre leur texte inédit en lecture publique. Portés par la voix de comédiens, les mots jaillissent sur scène, dévoilant visions du monde, cultures, formes, sensibilités et nécessités. À ces présentations, s’ajoute une série d’événements rehaussant l’identité festive du Jamais Lu.

Un plaisir à consommer sans retenue, du 4 au 13 mai 2007.

Visitez: www.jamaislu.com

  Festival du Jamais Lu

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Fil culturel | Théâtre

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Également à l'affiche
  Les Mercredis Rires Garantis
  Samedi Rire Pompette
  FSM | Inch'Alyah avec Judith Mergui
  Michel Mpambara, François Massicotte, ...
  Couscous Comedy Show



Vos commentaires

On en veut encore  
Ce fut une soirée mémorable !!! J'en ai parlé à tous mes amis! Je crois que l'an prochain, je vais me réserver au moins 3 soirs, sinon toutes les soirées pour assister à ce festival très bien organisé. L'endroit est petit, ce qui rend la lecture publique très intime. Beaucoup de gens du milieu sont présents, donc on rencontre toujours une connaissance et les discussions vont bon train après le spectacle. La lecture est très bien mise en scène, et de plus, on a soit des petits accessoires, éléments de costumes ou projections qui accompagnent celle-ci. En fait, j'étais très emballé par la découverte de ces nouveaux auteurs, par ce tremplin pour les novueaux talents, par l'accessibilité à l'évènement et par les délices artistiques que nous y avons dégusté. Mon unique déception, est d'avoir attendu autant de temps avant d'y participer ! Vraiment une soirée très, très agréable !

Esther
Jeu. 31 mai 2007



On aura tout lu!  
J'aime les lectures: il y a quelque chose de simple, beaucoup de place pour l'imaginaire. La première lecture de la soirée bénéficiait d'une mise en scène (Alice Ronfard) déjà fort avancée pour une lecture et de la présence sur scène du jeune auteur Emmanuel Schwartz, qui assurait un accompagnement musical bien senti. Un texte troublant, d'une étonnante maturité chez un si jeune auteur. Performance percutante de Eve Presseault. Le deuxième texte était beaucoup plus sobrement mis en lecture (Markita Boies). De beaux moments, mais la lecture aurait gagnée à être mieux rytmée, et autrement présentée que derrière une bien trop imposante table qui éloignait et cachait les excellents comédiens (Jean Turcotte, irrésistible). Ils ont quand même bien su rendre un fort beau texte sur l'amour entre hommes au temps de Molière. Texte qui pourra encore gagner à être resserré et débarrassé de son aspect un brin trop «éducatif».

Isabelle C.
Sam. 26 mai 2007