Mon corps deviendra froid Mon corps deviendra froid  
Théâtre
Lun. 25 janvier 2010 à 20:00
Théâtre de Quat'sous
100, av. des Pins E., Montréal
  Carte
2 pour 1 ! (Régulier:30.00$)
        

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Une production du Théâtre de Quat’Sous

Une famille brisée en mille miettes tente de panser ses plaies sous le regard tendre et naïf, mais pourtant bien aiguisé, d’une belle-sœur éthérée. Dans un banquet dominé par le fantôme du père décédé, où une abondante liqueur caustique coule à flots, nous sommes invités, malgré nous, à une énorme brassée de linge sale en famille, où chacun essaie de sauver son enfant intérieur.

À une époque où l’on se doit d’être bien propre et parfait, l’auteure Anne-Marie Olivier nous propose une fable freudienne sur l’enfance brisée, écrite à l’aide d’une plume corrosive teintée d’humour très noir. Une œuvre aigre-piquante à déguster pleinement.



Texte: Anne-Marie Olivier
Mise en scène: Stéphan Allard

Scénographie: Julie Deslauriers
Costumes: Sharon Scott
Musique: Jean-Frédéric Messier
Éclairages: Martin Sirois
Assistance à la mise en scène: Sophie Martin

Avec: Suzanne Champagne, Claude Despins, Brigitte Lafleur, Myriam Leblanc, Roger La Rue

www.quatsous.com/0910/saison/monco.php

  Mon corps deviendra froid

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Vos commentaires

Du bon théâtre!  
Nous avons beaucoup aimé cette pièce, bien écrite avec des interprètes talentueux et un bon rythme. Même si tous les comédiens étaient bons, l'interprète du rôle du père ressortait nettement par son excellence. BRAVO!

Pierre T.
Dim. 28 février 2010



Une valeur sure !  
N'hésitez pas à aller voir cette pièce... 80 minutes d'intensite des 5 personnages ! Excellent ! Mon amie et moi avons adoré !

Eric R.
Sam. 27 février 2010



Un concentré d'émotions  
Le texte d'Anne-Marie Olivier est épatant, les mots sont tricotés finement. J'ai souri et ri de bon coeur. J'ai été touchée par cette famille rassemblée autour d'un rôti, en pleine crise sentimentale. Belle prestance de Suzanne Champagne sur scène. Et un dernier bon mot sur le décor original...

Sara M.
Lun. 15 février 2010



Petit détail  
À la fin lorsque les lumières ferment, on ne sait pas quand applaudire...

Rene N.
Dim. 14 février 2010



Tragédie grecque à la sauce brune  
La mère hystérique et maladroite en amour, autant qu'en famille. Le père dur et raide comme un cadavre. La fille froide, hautaine et cynique, mais fragile et au nom changeant, ou changé, c'est selon. Le fils d'une culture simple, pour ne pas dire simpliste, traumatisé par un père trop présent dans son absence. Pour finir, prise au beau milieu du chassé croisé de leur deuil à l'agonie, la blonde blonde (au propre et au figuré), avec ses bottes en "caoutchouque" qui la coupent du plancher des vaches telles un spoutnik nourrit au lithium et au valium. La table est mise pour un savoureusement macabre et nostalgiquement délirant souper en famille. À déguster avant qu'il ne devienne froid.

Cédric P.
Ven. 29 janvier 2010



Compte rendu  
Pièce mettant en scène cinq comédiens! Fait intéressant et original, lorsque les spectateurs entrent dans la salle (15 minutes avant la représentation), les comédiens sont déjà sur la scène et campent leur personnage dans le silence. Décor frappant et utlisé avec brio. Brigitte Lafleur joue merveilleusement bien à la fois son rôle de narratrice et de comédienne, puisque la pièce est ainsi montée. Comme d’habitude, Suzanne Champagne démontre sa grande expérience du théâtre, en donnant une solide performance. Le jeu de mots, c’est-à-dire des qualificatifs que l’on n’associe pas nécessairement aux noms auxquels ils sont jumelés, demande un certain temps d’adaptation pour le spectateur, et suggère à l’imagination un petit effort supplémentaire, pas désagréable du tout. La mise en scène permettant de remonter dans le temps et d’éclaircir l’évolution des personnages est fait de façon la plus simple possible et fort originale. On ne s’y perd pas du tout! Somme toute, soirée très agéable!En supplément, le Quat’sous rénové est rès confortable!

Michel M.
Jeu. 28 janvier 2010



Vivement le théâtre  
Les comédiens étaitent très bons. Malgré le côté sombre de la pièce, Suzanne Champagne mettait sont brin de positif comme toute bonne mère. Elle m'a touché plus d'une fois. Le texte était dur, mais bien écrit avec des rebondissements inatendus. Bravo à tous les comédiens! C'était ma première visite au Théâtre quat'sous et ce fût une entrée grandiose. Je suis tombée en amour avec la place.

France D.
Jeu. 28 janvier 2010



Où il est question de cadavre exquis  
80 minutes bien tassées, comme un bon café bien noir. Excellente distribution! Des cinq personnages, la belle-fille/narratrice et le fils, criants de vérité, sont des plus marquants. Le propos n'est pas léger. Une mère convie sa fille, son fils et la bru de celui-ci, à un souper de commémoration du chef de famille, dont la mort non naturelle remonte à dix ans, décennie pendant laquelle ladite fille s'est d'ailleurs tenue à l'écart des autres survivants. Ayant fui son milieu familial à la première occasion, cette dernière n'a surtout pas le goût de faire de vieux os sous son ancien toit! Elle est prête à rester une heure pour faire ses adieux définitifs. Embourbé dans le passé, son frère alcoolique et violent est plongé dans un état catatonique dont il ne semble plus pouvoir sortir. Quant à la mère, son fort n'est pas de regarder la vérité en face. Or, le père, par le pouvoir invocateur du souvenir et une scénographie aussi bien pensée que provocante, revient hanter les lieux, tel un grain de sel sur les plaies laissées béantes et les blessures restées à vif. C'est sûr qu'on n'a pas le coeur à fête, mais, privilège du public, on rit. Le pouvoir évocateur des mots, bien triturés, peut avoir un effet boeuf. Belle trouvaille que ce personnage interposé, à la fois victime indirecte et pivot verbomoteur! Résumé de ce condensé de théâtre : justesse du jeu, intelligence du texte, mise en scène (im)pertinente. Tout cela au service d'une grande question : comment digère-t-on le mal qui nous a été fait?; peut-on vraiment l'évacuer? Cette pièce interpelle. Chacun pourra y reconnaître une part de soi. L'expérience vaut d'être vécue et est à recommander!

Johan W.
Mer. 27 janvier 2010



Émouvant  
Cette pièce abordant les dysfonctions d'une famille, de ses mìsères, sa violence, son amour, est troublante. Les acteurs aussi le sont, troublants. Une pièce à voir, même si elle est plutôt dramatique, elle ne laisse pas le spectateur indifférent. J'en suis resortie bouleversée.

Émilie C.
Mer. 27 janvier 2010



Drôle de drame !  
Quelle pièce ! On en sort tout retourné ! Le décor, les personnages (qui sont excellemment interprétés), les dialogues … tout dérange mais on adore. Entre l’envie de rire et celle de pleurer on ne sait plus où on en est mais on passe un très très bon moment. Une pièce à voir.

Frédérique G.
Mer. 27 janvier 2010