Do Animals Cry Do Animals Cry  
Danse
Ven. 26 février 2010 à 20:00
Usine C
1345, av. Lalonde, Montréal
  Carte
23.00$ / 34 % de rabais! (Régulier:35.00$)
        

Il n'est plus possible de réserver de billets, ce spectacle a déjà eu lieu.

L’Usine C invite à nouveau la chorégraphe Meg Stuart avec sa toute dernière pièce Do Animals Cry ; coqueluche de la danse contemporaine, Meg Stuart séduit et secoue le public partout où elle passe. Récipiendaire du prestigieux Bessie Award 2008 pour l’ensemble de son oeuvre, Meg Stuart avait présenté à l’Usine C ses pièces Alibi, dans le cadre du FIND 2003, et Forgeries, Love and Other Matters en 2006. De retour d’une tournée en Europe qui l’a menée entre autres au Théâtre de la Ville à Paris, le spectacle Do Animals Cry est présenté pour la première fois à Montréal.

Vas-y pleure, si tu dois : nous sommes en famille! C’est à huis clos, mais tout le monde est le bienvenu, seuls les chiens doivent rester dehors. Ça débute comme ça: des gens en pantoufles et pyjama halètent, une famille – est-ce bien une vraie famille? – qui a doucement tourné aigre. Ils s’amusent à endosser des rôles différents : père, mère, ou enfant.



Avec Do Animals Cry, Meg Stuart et ses six interprètes mettent à l’épreuve la famille où chacun défend son droit à la régression, à l’aveuglement somnambulique, à la fragilité masquée. Ils ébranlent cette armée de politesse qu’est la famille, en une frénétique réunion où les êtres chers se remémorent une dernière fois avant dislocation. Un monde d’adultes, mais dans lequel les jeux et rêves de l’enfance ont gardé toute leur force d’aventure!

www.usine-c.com

  Do Animals Cry

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Vos commentaires

Un danse daliesque  
Mi théâtre mi danse, Do animals cry de la chorégraphe Meg Stuart est un spectacle sidérant : poétique, ludique, parfois tragique. Bref, passionnant quoiqu'il soit effectivement difficile d'accès. En effet, on tend à spéculer quant au but de ces divers tableaux que la chorégraphe peint pourtant adroitement lorsque soudainement, on comprend ! On comprend ces scènes de la vie familiale : la jalousie, le plaisir, le jeu etc. Dès l'abord, on s'étonne de la particularité du décor : une table quatre chaises, une niche/maison, quelques plantes, un lustre puis ce corridor d'arbre (une forêt?). Mais la musique de Hahn Rowe nous agrippe et nous porte sur ce paysage surréaliste. Vraiment, jamais, elle ne nous rejettera. Puis les comédiens/danseurs. Pas rien que de la fluidité mais la lourdeur du corps. Dans leur jeu, on dirait les corps mous de Dali. La désarticulation des corps. Et ces visages. Anja Müller et ses traits taquins, Kotomi Nishiwaki éplorée. Ces visages si expressifs : Joris Camelin, Alexander Jenkins, Adam Linder et Frank Willens. Ces visages, ces corps : un monde fractionnable, divisible comme une famille qui se joue de et/ou avec nous. Ces corps, ces visages. Si loin quoique à doigté d'horizon ils nous émeuvent et parfois l'on s'esclaffe. Do animals cry? On peut le soupçonner. Quant à l'humain. j'en suis assuré : he can.

Alain F.
Dim. 14 mars 2010