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Profil de Johan W. Mes informations | | Âge: | 47 ans | | Statut: | | | Page vue: | 154 x | Mes coups de coeur actuels | | | | Musique: | Aucun | | Théâtre: | Aucun | | Danse: | Aucun | | Humour: | Aucun | | Cinéma: | Aucun | | Autres: | Aucun | | Salle préférée: | Aucune |
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Encore plus sur moi | Musique: | | | Théâtre: | | | Danse: | | | Humour: | | | Cinéma: | | | Autres: | |
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| Mon corps deviendra froid - Où il est question de cadavre exquis  80 minutes bien tassées, comme un bon café bien noir.
Excellente distribution! Des cinq personnages, la belle-fille/narratrice et le fils, criants de vérité, sont des plus marquants.
Le propos n'est pas léger. Une mère convie sa fille, son fils et la bru de celui-ci, à un souper de commémoration du chef de famille, dont la mort non naturelle remonte à dix ans, décennie pendant laquelle ladite fille s'est d'ailleurs tenue à l'écart des autres survivants.
Ayant fui son milieu familial à la première occasion, cette dernière n'a surtout pas le goût de faire de vieux os sous son ancien toit! Elle est prête à rester une heure pour faire ses adieux définitifs. Embourbé dans le passé, son frère alcoolique et violent est plongé dans un état catatonique dont il ne semble plus pouvoir sortir. Quant à la mère, son fort n'est pas de regarder la vérité en face.
Or, le père, par le pouvoir invocateur du souvenir et une scénographie aussi bien pensée que provocante, revient hanter les lieux, tel un grain de sel sur les plaies laissées béantes et les blessures restées à vif.
C'est sûr qu'on n'a pas le coeur à fête, mais, privilège du public, on rit. Le pouvoir évocateur des mots, bien triturés, peut avoir un effet boeuf. Belle trouvaille que ce personnage interposé, à la fois victime indirecte et pivot verbomoteur!
Résumé de ce condensé de théâtre : justesse du jeu, intelligence du texte, mise en scène (im)pertinente. Tout cela au service d'une grande question : comment digère-t-on le mal qui nous a été fait?; peut-on vraiment l'évacuer?
Cette pièce interpelle. Chacun pourra y reconnaître une part de soi. L'expérience vaut d'être vécue et est à recommander!
| | Jamil - Jamil est de retour!  FRACASSANT!
Très bien entouré par sa grande gang de grands musiciens, Jamil casse littéralement la baraque.
La voix grave, la langue toujours aussi bien pendue, c'est pas long qu'il nous met dans sa petite poche.
Quel verve, quel verbe... un régal. On en redemande (et décidément, on se demande ce que son chirurgien romain a bien pu lui dérober)! | | Les hommes viennent de Mars, les femmes... - Tout un programme!  Pierre Gendron reprend au Québec le rôle que s'est taillé sur mesure Paul Dewandre, Belge vivant en France, grand vulgarisateur du pop-psychologue John Gray, dont il s'est imprégné de l'oeuvre à titre de traducteur. Visiblement captivé par le sujet, l'auteur a prolongé les réflexions de son mentor - dont vous avez certainement eu vent à un moment où à un autre - par des ateliers, des conférences et des consultations avec un nombre incalculable de couples, pendant plus d'une décennie. Condenser cette somme de recherches et de réflexions a dû être tout un défi, car le contenu a beau être léger, l'exposé est dense.
Plutôt qu'à un cours à proprement parler magistral, on a plus l'impression d'assister à des travaux pratiques dirigés tambour battant, avec un minimum d'interactivité. La performance d'acteur est à saluer : deux actes de 60 minutes avec seulement deux minuscules pauses (20 secondes chrono pour laisser l'orateur avaler une rasade d'eau) pendant chacune, ce n'est pas vraiment tout repos... Heureusement, si vous ne faites pas partie des deux cobayes pigés au premier rang du parterre (vous êtes prévenus!) pour lire sur scène quelques lignes représentatives de chaque (tendre) moitié du couple type, vous pourrez mollement vous enfoncer dans votre fauteuil et vous contenter de l'exercice consistant à reconnaître vos travers ou ceux de votre conjoint (que vous ne manquerez pas d'observer à la dérobée pour vous enquérir de sa réaction). En somme, on ne s'ennuie pas.
Et ça se met jaser à l'entracte, pas à peu près! Certes, le ton du spectacle est badin, mais dans l'obscurité on aura gentiment été piqué à vif à quelques reprises, à tel point que les langues tendent à vouloir se délier à la première occasion. De fait, la température va monter de quelques crans au deuxième round. Il est vrai que la première partie reste assez statique, tout n'étant pas mis en oeuvre pour éviter les généralités, stéréoptypes et autres poncifs - côté caricatural sans doute assumé et voulu. Pour quelque chose de plus juteux, on aurait pu resserrer le propos autour des malentendus et des quiproquos qui naissent entre les hommes et les femmes du fait de leur(s) fondamentale(s) différence(s), de leur erreur capitale de penser que l'autre pense comme lui/elle.
Au grand plaisir du public maintenant réchauffé, le fun commence à pogner plus sérieusement après l'intermission. ll faut coire qu'avant ça, on était seulement en cycle de préchauffage. Mais là, on a enfourné. Le discours n'a pourtant pas changé du tout au tout. Après avoir appris comment perdre des points, on pouvait s'attendre à ce qu'on nous dise comment en gagner. Pas si sûr, car on continue de se vilipender et de s'autoflageller de gaité de coeur. La bonne humeur s'est installée, le public s'est davantage manifesté, la gestuelle du commentateur est devenue plus débridée, sans compter quelque effet son-et-lumière mettant de la couleur, et de la boucane. Jusqu'aux blagues qui se sont mises à fuser à un rythme plus soutenu. Normal, il s'agissait demettre la table pour le sujet tant attendu des rapports... sexuels (ce pourqoi les hommes étaitent censés être restés jusqu'à la fin, dixit).
Belle finale, donc, pour un show qui ne laisse pas le spectacteur sur sa faim au final. Je vous le recommande chaudement! |
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