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Du 6 au 9 octobre, Mélanie Demers et sa compagnie de danse MAYDAY présentent à l’Agora de la danse La Goddam Voie Lactée. Comédie musicale post-moderne, cette création aussi émouvante que revendicatrice est un exemple presque parfait de ce que la multidisciplinarité a à offrir. Abordant la féminité et les différentes luttes des féministes, le spectacle impose une réflexion comme peu d'œuvres savent le faire.
La réputation de Mélanie Demers comme artiste engagée est bien établie, ayant derrière la cravate plus d’une dizaine de créations présentées à travers le monde. Ayant déjà commencé à travailler sur Cabaret Noir (qui ne sera terminé qu’en 2022), un spectacle où elle explore son identité de personne noire, elle explore ici son identité en tant que femme, avec tout ce que ça implique de remises en question, de paradoxes et de violences.
Le spectacle est décrit comme une messe païenne, et il est vrai que dans leur audace et leur puissance, les femmes sur scène ressemblent à des sorcières, ou des prêtresses, avec une aura mystique à mi-chemin entre la force et la souffrance, à la fois victime et vigilante. Différents numéros très distincts abordent différentes facettes de la féminité.

L’excellente Stacey Désilier transmet dans une chorégraphie terrifiante d’authenticité la souffrance de la femme-objet agressée, dont le privilège de donner la vie est soudainement un fardeau, dont l’enfant la tiraille entre la salvation et la condamnation. Son déchirement nous déchire à notre tour, impossible de rester indemne face à cette chorégraphie.
Léa Noblet Di Ziranaldi livre un monologue cinglant, s’emportant contre une fougère en pot, insultant son apparence et tentant de la contrôler. Un moment qui rappelle avec un grand malaise le contrôle de la misogynie sur les femmes. On y voit alors une femme-fougère domestiquée, se soumettant muettement à l’oppression. Dans son manteau de fourrure et ses paillettes, elle parle sur un ton hautain et compare les femmes entre elles, rappelant comment la misogynie peut tuer la sororité.
Chi Long et son regard de flammes et de glace souligne dans un monologue-poème toutes les étiquettes appliquées aux femmes, et l’absurdité de ses contradictions, même celles qui sont vraies. À la fois mères, saintes et salopes, même lorsque les étiquettes sont positives, elles imposent un cadre.

Une avalanche de moments aussi douloureux qu’inspirants se poursuit ainsi pendant une heure vingt, sans interruption et sans longueurs. Le tout plongé dans le rose et la fumée, dans une atmosphère sonore en suspension, en référence à l’aspect stellaire du titre. Le tout est hypnotisant, cette sororité de femmes-artistes fascine. Dans ses moindres détails, le spectacle est cohérent et ses réflexions sont limpides.
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