Illumination Frankenstein: Voyage au cœur du mythe | Une envolée dans la Satosphère!
Illumination Frankenstein: Voyage au cœur du mythe | Une envolée dans la Satosphère!

Publié par Daniel Raymond le Jeu. 8 novembre 2018 à 14h00 - Contenu original
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Crédit photos: Crédit photo : Site internet de la Société des arts technologiques

Ce mardi 6 novembre, sous le dôme de la Satosphère, l’auteure britannique Mary Wollstonecraft Shelley - et son célèbre roman Frankenstein - ont fait l’objet d’une conférence immersive d’une durée d’une heure, avec l’appui de la Société des arts technologiques (SAT).


Voici en quels termes la SAT se définit elle-même : « Fondée en 1996, la Société des arts technologiques est une organisation à but non lucratif dédiée à la culture numérique. Dotée d’une quadruple mission, elle est à la fois un lieu de diffusion, un lieu de création, un centre de formation et un laboratoire de recherche. »

Rappelons que la Satosphère se trouve au 3e étage de l’édifice de la SAT situé au 1201 boul. St-Laurent, à Montréal. Elle consiste en un théâtre immersif modulable permanent, inauguré en octobre 2011 et pouvant accueillir jusqu’à 350 personnes. Celui-ci se distingue par son dôme (13 m de haut par 18 m de diamètre) dédié à la création artistique et rappelant le Planétarium. Des images peuvent y être projetées sur toute l’étendue de ses 360 degrés. Les spectateurs s’y assoient ou s’y étendent sur de grands et gros coussins disséminés sur le plancher. Il y a également quatre fauteuils pour les premiers spectateurs arrivés qui ont la chance de s’y installer, comme ce fut le cas pour ma douce moitié et moi.

Crédit photo : Site internet de la Société des arts technologiques


Les artisans principaux de cette conférence immersive sont :
  • La professeure titulaire à l’Université de Montréal et conférencière Céline Lafontaine,
  • Le professeur, compositeur et artiste visuel Yan Breuleux,
  • Et le professeur et artiste œuvrant dans le domaine de l’art numérique et interactif, Luc Courchesne.

Céline Lafontaine, une spécialiste des aspects économiques, sociaux, culturels et éthiques de la techno science, a décidé de revisiter l’œuvre de Mary Shelley et de présenter le résultat de ses recherches et de sa réflexion sous forme de conférence bonifiée d’un volet immersif.

En 1816, alors que Mary avait à peine 19 ans, elle a débuté la rédaction du roman Frankenstein; or, The Modern Prometheus à la Villa Diodati située sur un coteau dominant le lac Léman, en Suisse. En 1818, il sera d’abord publié anonymement, en trois volumes. Par la suite, il sera revu, corrigé et bonifié par Mary et Percy Shelley, et publié une seconde fois en 1831, en un seul volume et sous la signature de Mary.

Durant une heure, Mme Lafontaine a lu un texte d’un ton que je qualifierais d’oscillant entre le monocorde et l’académique, pendant que de fort belles images contextuelles étaient continuellement projetées sur la voute au-dessus et autour de nous, pour notre plus grand plaisir. Par contre, celles-ci m’ont souvent distrait et quelque peu fait perdre le fil conducteur de la conférence.

Bien que les images complémentaient efficacement le propos, elles représentaient néanmoins une source de distraction. Chacun a certainement vécu cela différemment selon sa faculté propre à rester concentré – ou pas – sur la narration, pendant que le visuel se faisait distrayant. Je me suis surpris à mentalement vagabonder plus souvent que je ne l’aurais souhaité.

L’exposé a porté sur la biographie de Mary Shelley, sur le contexte social, culturel, politique et scientifique dans lequel le roman a été écrit, et sur les questions philosophiques ou éthiques qu’il a soulevées. Il a également traité de l’influence qu’ont exercée sur elle ses parents et amis – dont le poète Lord Byron – et le poète Percy Shelley, son amant et mari qui lui a donné quatre enfants, dont un seul qui ne soit pas mort en très bas âge et qui ait survécu jusqu’à l’âge adulte.

Bien que des images de Boris Karloff et de Glenn Strange, dans leur incarnation respective du monstre de Frankenstein, aient été projetées en début de conférence, Mme Lafontaine n’a jamais établi de lien entre le roman et ses subséquentes adaptations au théâtre (dès 1823) ou au cinéma (dès 1910). Le but de la conférence n’était de toute évidence pas de parler de l’existence de Frankenstein sur scène ou sur grand écran.

Extrait du journal « UdeMNouvelles » du 30 octobre 2018, voici une citation de Céline Lafontaine qui, ma foi, récapitule fort bien sa thèse ou son questionnement: « Et si nous étions tous les descendants de Victor Frankenstein, ingénieurs de nos propres vies, incapables de penser les limites de notre maîtrise, désormais face aux conséquences incontrôlables de notre volonté de puissance? »

Nonobstant le fait que cet événement ait été bien accueilli par les nombreux spectateurs présents, j’en garderai toutefois un souvenir beaucoup plus visuel qu’auditif. Je dois cependant admettre qu’en partant, je suis déjà très connaisseur de l’œuvre de Mary Shelley et que, depuis des années, je suis un avide collectionneur, lecteur et spectateur de tout ce qui a le moindrement trait à Victor Frankenstein et à sa créature. À titre de « quasi expert autoproclamé de Frankenstein », je ne fais donc pas nécessairement partie du public cible visé par cette conférence.


Illumination Frankenstein: Voyage au cœur du mythe est encore à l’affiche mercredi et jeudi de cette semaine, les 7 et 8 novembre. Offrez-vous une balade à prix fort abordable dans la Satosphère et ressortez-en plus conscient des questions éthiques et des enjeux scientifiques soulevés, même de nos jours, par le roman. Pour en apprendre davantage sur la SAT et vous procurer vos billets pour assister à l’une ou l’autre de ses productions, vous pouvez consulter son site internet en suivant ce lien.