« Aimons-nous » : une lettre d’amour à la chanson francophone de la part de Giorgia Fumanti
« Aimons-nous » : une lettre d’amour à la chanson francophone de la part de Giorgia Fumanti

Publié par Emmelyne Péault-Hampshire le Mar. 18 juin 2019 à 19h00 - Contenu sponsorisé
Musique, Chanson française, Chanson québécoise, Chant lyrique, Giorgia Fumanti, Pop opéra, Soprano, Suggestion musicale


En 2018, l’artiste nous avait gâtés avec son album Amour, un franc succès qui passa plusieurs semaines en tête des palmarès. Au printemps 2019, la voici qui revient avec son onzième opus, Aimons-nous, une suite à sa première lettre d’amour, invitant à partager son affection, pour son public et pour les grandes chansons françaises et québécoises auxquelles elle prête sa voix angélique. En entrevue avec atuvu.ca, Giorgia Fumanti revient sur sa vocation artistique : transmettre un message d’amour, de paix et de bien-être par la musique.


« L’album Amour, l’année dernière, a vraiment été très bien reçu. Il a été plusieurs semaines dans le top des palmarès. Dans ce style musical ! Et ce n’est pas le plus populaire ! C’était vraiment une très belle réussite. »

Giorgia Fumanti ne semble toujours pas en revenir. On entend dans sa voix une très belle humilité, mais aussi une grande reconnaissance envers son public pour son succès. Québécoise d’adoption, la soprano d’origine italienne avait pour son dixième album choisi de témoigner de sa dévotion et de sa tendresse pour cette langue et cette culture dont elle était tombée sous le charme. Un an plus tard, celle-ci nous offre un second hommage aux grandes chansons françaises et québécoises : « Aimons-nous, c’est vraiment la suite d’Amour. »

Avec des mélodies et des textes célèbres signés Michel Berger, Luc Plamondon, Jacques Prévert, Charles Aznavour, Claude Dubois, Gilles Vigneault et bien d’autres, Giorgia se prête à la reprise de titres incontournables, auxquels elle appose sa propre signature vocale, un style de pop lyrique, qu’elle décrit comme un « showcase de la voix ». Pour elle, chaque reprise est un nouveau challenge. Et tout particulièrement lorsqu’il s’agit de chansons francophones, puisque jusqu’à très récemment, c’était pour elle « presque comme des nouvelles chansons. J’en avais entendu quelques-unes, mais pas toutes ! ».


De l'Italie au Québec

Lorsque Giorgia quitte sa Toscane natale il y a treize ans pour s’installer à Montréal, celle-ci ne parle pas le français. Aujourd’hui, elle s’adresse à nous dans un français impeccable. Et pourtant, la chanteuse insiste qu’il s’agit toujours pour elle d’un défi, particulièrement en rapport à sa performance vocale.

« La plus grande difficulté pour moi est la prononciation des mots. Ce n'est pas toujours parfait. » Son inquiétude était qu’elle interprétait « des chansons avec des grands textes » qu’elle ne voulait surtout pas mâcher. « On a travaillé avec un coach, mais en même temps on voulait garder mon accent, ma couleur. »

Giorgia considère d’ailleurs sa voix comme un instrument qu’elle apprend à manier différemment en fonction des langues dans lesquelles elle chante. « C’est sûr que l'italien, c’est pour moi une langue très facile pour chanter de la bonne façon, ça vient naturellement. Probablement parce que c’est ma langue maternelle alors je ne pense à rien, ça se place tout seul, le son se place bien. Dans les autres langues, je dois penser un peu plus, chose que je ne fais pas normalement quand je chante. », déclare-t-elle en riant.


Une voix au service des plus belles mélodies

Artiste internationale, Giorgia Fumanti se sent « privilégiée d’avoir tant d’albums dans plusieurs langues ». Après l’anglais, le français, l’espagnol, l’artiste s’étonne de ne toujours pas avoir un album entièrement en italien ! Toujours prête à s’adonner à de nouveaux objectifs, la chanteuse nous assure qu’il s’agit de son prochain défi. Giorgia est d’ailleurs toujours très impliquée dans la réalisation de ses albums. Depuis quelques années cependant, celle-ci semble avoir trouvé une nouvelle recette pour son travail.

« Je suis très impliquée dans le choix et dans la façon d'interpréter les chansons. Je travaille depuis mes quatre derniers albums avec un producteur italien et qui vit au Québec, comme moi. Je n'ai même pas besoin de lui dire ce dont j’ai besoin. C’est très beau. Au début de ma carrière, je faisais beaucoup plus de production moi-même. Maintenant que j’ai trouvé la bonne personne, je laisse aussi les autres faire. Mais au niveau vocal, c’est moi qui décide beaucoup, car je connais ma voix. »

On lui demande si un jour on aura l’occasion d’entendre un album composé de titres originaux : « Oui, on pense de plus en plus à faire ça. Dans mon style musical, la pop opéra, c’est vraiment le plus souvent des reprises pour démontrer l’art vocal. J’ai onze albums alors j’ai vraiment pu chanter la majorité des grandes chansons que je voulais… Miennes ou pas miennes, nouvelles ou non, je veux juste avoir de belles mélodies à chanter. Ça, c’est ma priorité. »

Sur Aimons-nous, elle nous gâte particulièrement avec de magnifiques mélodies. Notre coup de coeur est sa reprise des « Feuilles mortes », sublime texte de Jacques Prévert sur une musique de Joseph Kosma, à laquelle elle insuffle une douceur aérienne avec un lyrisme empreint de spleen et de mélancolie.


La musique pour l'âme

Transmettre de l’émotion est d’ailleurs la réelle priorité de Giorgia Fumanti. La musique, « c’est ma première thérapie », nous dit-elle. Elle nous raconte comment la musique l’a aidée et portée dès le plus jeune âge : « J’avais quelques semaines et j’étais à l’hôpital. Ma grand-mère arrivait et sa façon de me faire dormir, de me calmer c’était de chanter pour moi. Alors j’ai grandi avec cette idée de la musique comme une berceuse pour te faire sentir mieux. »

À 44 ans, la chanteuse nous dit qu’elle ressent toujours le pouvoir thérapeutique de la musique ; « c’est même plus fort ! », nous confie-t-elle. « Je l’ai découvert dans des moments magnifiques de ma vie : quand j’ai accouché mes filles, je chantais pour elles. Et aussi dans des moments plus difficiles de ma vie et que mon coeur était vraiment déchiré... » Aujourd’hui, Giorgia se donne à la musique pour son bien-être et celui de ceux qui viennent l’écouter : « cette idée de pouvoir partager quelque chose qui me fait du bien, et qui fait, j’espère, du bien aux autres. »


Une artiste sans frontière

Giorgia Fumanti a des fans très fidèles, elle touche d’ailleurs un très grand public, avec une reconnaissance un peu partout dans le monde : « On a fait les cinq continents ! », s’exclame-t-elle. « On était en Australie il y a un mois et demi, on s’en va en Chine cet été… On continue à travailler un peu partout où je peux avoir ma chance de chanter, où j’ai la chance d’avoir un beau public. » Courant les quatre coins du globe, la chanteuse semble néanmoins particulièrement attachée à sa terre d’adoption, et c’est avec enthousiasme qu’elle nous parle de ses prochaines performances : « On a déjà de beaux concerts de prévus d’ici la fin de l’année, une quinzaine de concerts au Québec. »

Elle nous partage son besoin d’être proche de la maison, appelée par son devoir de mère. Nous lui demandons si son foyer est lui aussi musical, si elle transmet sa vocation pour la musique à ses enfants : « Elles chantent pour eux-mêmes, quand elles dessinent, quand elles mangent quelque chose bon. Je pense que pour eux, c’est comme un état de bien être. Je ne sais pas si ça va devenir un talent ou une passion et je ne veux pas trop les pousser sur ça. Je sais que c’est tout un travail. Mais pour leur propre bien, je les encourage à faire de la musique, j’encourage tout le monde. »


Désirs de maman et rêves de diva

Enfin, que nous réserve Giorgia pour la suite ? A-t-elle encore des objectifs, des rêves à accomplir ? « Au début de ma carrière, il y a quatorze ans, j’avais beaucoup plus de rêves à réaliser. Aujourd’hui, je ne peux pas dire que je les ai tous accomplis, mais j’ai quand même fait de très belles choses… Les priorités sont différentes, maintenant que je suis maman aussi : je n’ai pas la même détermination, pas les mêmes désirs. Je me fais moins impressionner par des collaborations. »

En parlant de collaboration, nous lui demandons avec qui elle rêverait encore de partager la scène ? « Il y a toujours de beaux artistes. J’aime particulièrement des femmes comme Tina Turner, Enya… Barbra Streisand, c’est quand même la reine ! » C’est cependant Tina Turner que Giorgia Fumanti admire le plus, particulièrement pour son attitude. « Je l’aime beaucoup comme femme, pour le message qu’elle donne, pour sa force. Dernièrement, elle fait des albums spirituels, de prières universelles, alors je pense qu’on pourrait faire de belles choses ensemble. » C’est donc peut-être elle qu’elle choisirait pour son duo de rêve, conclut-elle en riant.


Aimons-nous, le nouvel album de Giorgia Fumanti est disponible pour la vente ici, et sur toutes les plateformes de streaming. Pour en connaître plus au sujet de ses prochaines dates de concert, consultez sa page Facebook. Et enfin, si vous adorez Giorgia, n’oubliez pas de participer à notre concours : vous avez jusqu’au 19 juin pour tenter votre chance de gagner un album autographié par l’artiste !